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  • : L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
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  • : La bataille faisait rage. L'ennemi, fourbe et vicieux, frappait sans relâche usant toutes les ruses qu'il connaissait mais le vaillant hérisson n'avait pas encore rendu son dernier souffle.
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:43

J'admets, j'ai eu des titres plus sympathiques...

 

 

Bref, pourquoi cette question ?

Figurez-vous qu'en regardant les mots clefs qui amènent certains lecteurs sur ce blog, j'ai remarqué que je ne réponds pas franchement à l'interrogation existentielle : comment vivre avec une clavicule cassée ?".

 

  • Peut-on bouger le bras avec une clavicule cassée ?

 

Non.

Enfin si, mais c'est à vos risques et périls et je vous aurais prévenus !

Bouger le bras implique bouger l'épaule (par extension la clavicule) et bouger un membre dont l'un des piliers est endommagé, c'est excessivement douloureux et ne facilite pas la guérison (voire la retarde au mieux, la sabote au pire).

Pour que l'os se consolide au niveau de la fracture, il faut qu'il soit immobilisé. Basé sur le même principe que quand vous collez deux surfaces ensemble, si vous n'arrêtez pas de bouger les deux pièces, elles finiront par coller, certes, mais moins rapidement et surtout pas comme il l'aurait fallu. Et il serait dommage de devoir casser une nouvelle fois pour recoller correctement...

 

Après, bouger la main et éventuellement l'avant-bras dépendra du type de fracture (et il en existe un paquet) mais ça restera plus ou moins douloureux et pas vraiment conseillé.

Si les urgences vous donnent le saint graal de la cavicule cassée, soit les anneaux de contention, vous devrez vous démerder pour trouver une solution afin d'immobiliser vous-même votre bras. Et allez prendre un deuxième avis voire un troisième parce que les anneaux de contention sont une torture utilisée normalement pour les personnes agées qui n'ont pas intérêt à passer sur le billard (au risque d'en crever) et dans les cas de fractures non déplacées qui peuvent être réduites par ce procédé.

 

  • Quels sont les moyens de soigner une clavicule cassée ?

 

Tout dépend de la fracture, de sa gravité et de sa localisation.

Une fracture du tiers moyen (située vers le milieu de de la clavicule), pas trop déplacée et dont les morceaux ne risquent pas de transpercer la peau ne nécessite pas d'intervention chirurgicale et peut être réduite par les anneaux de contention (mais vous allez jongler !).

Les autres situées sur le quart interne ou externe soit aux extrémités de la clavicule sont plus complexes et moins fréquentes. Dans ces cas, l'intervention est presque tout le temps indispensable, d'autant plus que ce sont des zones où les ligaments, les tendons, les nerfs, bref la tuyauterie du bras passe donc il se peut que tout ce petit monde ait été malmené.

Il n'est pas stupide non plus d'essayer d'approfondir le diagnostic et de ne pas se focaliser uniquement sur la fracture. M'at-on suggéré fin 2011 (soit 3 ans, 1 mois et 5 jours après l'accident) de passer une IRM afin de vérifier que les tendons n'aient pas été endommagés ce qui serait potentiellement à l'origine de ma douleur permanente... Et ce n'est que maintenant qu'on m'en parle !!! >.<

 

Si on vous affirme qu'il est possible de vivre avec une clavicule cassée à vie - soit une clavicule pseudarthrosée (le cal osseux n'a pas pu se former à cause de la distance entre les morceaux et a été remplacé par une pseudarthrose qui en fait presque une nouvelle articulation) -, c'est vrai ! Vous pouvez vivre avec une clavicule cassée à vie. 

Mais vous pouvez aussi vivre avec un bras ou une jambe amputé... C'est simplement chiant et handicapant.

Dans le cas de la clavicule cassée, c'est chiant, handicapant et très douloureux. :)

Demandez donc au chirurgien si lui voudrait vivre avec sa clavicule cassée à vie, ça devrait lui redonner un peu de jugeotte et de bon sens. Sinon, traitez le de sale con et allez voir ailleurs.

 

Une dernière précision : comme me l'a très justement souligné le dernier chirurgien que j'ai rencontré (et qui est reconnu nationalement comme l'un des meilleurs spécialistes de l'épaule), une fracture laisse toujours des séquelles plus ou moins importantes et l'état de l'os ne reviendra jamais à celui d'avant la fracture.

Ne pensez donc pas avoir la même forme olympique après une fracture, vous seriez déçus.

 

  • Les anneaux de contention, c'est quoi ?

 

Une invention des chinois pour torturer les prisonniers de guerre.

Pardon, je m'égare.

Jadis, les médecins utilisaient des chambres à air de vélo.


C'est tout simplement un anneau en forme de huit que l'on serre de manière à maintenir les épaules en arrière afin de réduire la fracture. Je vous conseille de ne pas garder les anneaux fournis par les urgences, ils se déserreront très vite et très souvent : ils ne sont pas de bonne qualité. Préférez des anneaux orthopédiques (qui seront en partie à votre charge) ou une écharpe.


anneaux

Image prise sur le site de la chirurgie de la main

"Les anneaux « en huit » très souvent utilisés sont censés réduire la déformation en réduisant la fracture. Mais l’expérience montre que pour être efficaces, les anneaux doivent être très serrés et que cela est difficilement supportable surtout la nuit. En plus les anneaux finissent par se détendre pendant la nuit les rendant inefficaces."


De plus, ils ne sont utiles que dans certains cas précis suscités.

Dans mon cas par exemple (fracture déplacée du quart externe), les anneaux passaient précisément SUR la fracture ne pouvant ainsi la réduire et accentuait la douleur.

Même les professionnels ne sont pas d'accord sur son utilisation jugée inefficace et douloureuse par une bonne partie.


  •   Les attelles, c'est mieux ?


Oui et non.

Cela dépend des attelles et de leur objectif (quelle zone immobiliser).

Mieux parce qu'elles n'aggravent pas la fracture contrairement aux anneaux quand ils sont mal préconisés.

Mais quand le chirurgien oblige le port d'une attelle en particulier et que celle-ci passe également sur la fracture, c'est tout aussi douloureux que les anneaux au final.

Voici les attelles généralement fournies par les hôpitaux :

attelle

Image prise sur le site du docteur Moulinoux

 

Vous comprenez bien qu'avec une clavicule cassée et une attelle qui prend appui sur les deux épaules, ça risque de faire (très) mal. Hélas, je n'arrive toujours pas à comprendre comment les médecins n'y ont pas pensé... >.> Il n'y a rien de mieux que l'experience pour s'en convaincre. Messieurs dames les chirurgiens, cassez-vous donc la clavicule pour estimer le bien fondé de mes remarques.

Bref, je lui préfère et de loin celle-ci :

attelle2Image prise sur le site Adéquat- orthopédie

 

Mais encore une fois, ce sera à votre charge. Et il n'est pas dit que votre chirurgien soit d'accord, il peut ainsi se permettre de vous engueuler pour ne pas avoir utilisé le matériel qu'il vous a fourni. C'est excessivement susceptible un chirurgien. :p

Pour ma part, je dis : à vous de choisir entre le confort ou l'économie.

Les modèles sont brevetés par conséquent ils sont "normalement" adaptés et conformes.


  • Comment vivre avec une fracture ? 

 

Tout dépend de la fracture, de sa gravité et de sa localisation. (bis)

Les fractures les plus complexes à vivre sont celles de la clavicule/omoplate/humérus, de la hanche/col du fémur, des côtes et du coxis.

Elles touchent des régions qui sont sollicitées en permanence même inconsciemment, difficilement voire non immobilisables donc excessivement douloureuses et difficiles/longues à guérir.

Pour une fracture de clavicule (la seule que je puisse évoquer par expérience) : vous ne pouvez pas vous habiller, vous laver, manger, dormir ou faire quoique ce soit comme activité sans risquer de saborder votre guérison.

 

- Vous habiller demandera une mobilité incompatible avec votre état, avez-vous déjà essayé de mettre/d'enlever seul une chemise ou un tee-shirt sans remuer un bras ? C'est tout bêtement impossible. Je vous passe les soutien-gorges pour les femmes qui ne peuvent pas s'en passer... C'est un moment très amusant. Ou pas. Vous regretterez votre féminité pendant un certain moment.

Et vous érigerez un autel à la mémoire de l'inventeur de la fermeture éclair. Merci Whitcomb Judson !

 

- Vous laver vous demandera de retirer les anneaux (auquel cas, ils ne servent donc strictement à rien étant efficaces - quand il le sont du moins - que si portés et serrés en permanence). Oh ! Et oubliez donc d'essayer de laver l'aisselle du côté endommagé, ce n'est pas possible. Par contre, ne soyez pas choqués de son état pitoyable ou de l'odeur pestilentielle quand vous pourrez enfin lever le bras - ne serait-ce pas un début de gangrène que vois-je ? - c'est normal après un mois et demi de macération d'immobilisation. Je ne vous raconte pas ce que ça donne après 5 mois...

Deux options s'offrent à vous : ne pas vous laver ou vous faire aider par la famille (ou une aide à domicile quand vous n'en avez pas ou que celle-ci fait dans la désertion). Le choix n'est pas aussi simple qu'il y paraît.

 

- Manger est possible sans trop de difficulté mais il faudra se cantonner à des aliments simples à la consommation donc qui ne nécessitent l'usage que d'une maine et une seule. Amis carnivores, oubliez vos couteaux... Et oubliez les biscottes tartinées de beurre le matin.

Ceci, bien sûr pour les célibataires. Les autres qui vivent en communauté peuvent toujours demander de l'aide...


- Dormir, selon votre position, sera une tâche soit désagréable mais faisable si vous dormez sur le dos (attention aux torticolis en rafale) et dans un lit accessible ou alors totalement impossible si, comme moi, vous ne pouvez pas dormir sur le dos et/ou que votre lit se situe à 1m du plafond... J'ai opté pour le canapé, on peut dormir assis.

N'oubliez pas, vous avez une clavicule cassée donc n'espérez pas avoir un moment de répis pendant votre sommeil ; sauf si vous êtes drogués légalement à la morphine. 

 

- Utiliser les transports, se déplacer se révèle être une action pénible et douloureuse.

Les transports vous bombardent de vibrations qui résonnent jusqu'à votre fracture.

La ceinture de sécurité, tellement utile pour la sécurité routière, devriendra votre hantise.

Conduire ? Ce n'est plus de l'inconscience, c'est une tentative de suicide.

Ne reste plus que la marche ! Oui, mais notre façon de nous mouvoir dans une éternelle perte et reprise d'équilibre induit inévitablement un mouvement de balancement des bras (donc des épaules) automatiquement d'avant en arrière. Et maintenir les épaules en bloquant le geste impose des tensions aussi lancinantes que de balancer les bras.

D'un seul coup, vous en venez à envier les vieux et leurs simili quads... C'est triste d'en arriver là.

 

- Les courses. Ah ! Les courses !!!

Moment de plaisir incomparable. Chariot ou panier ? De toutes façons, l'un ou l'autre sera équivalent en terme de souffrance. A vous de décider si vous voulez souffrir beaucoup et longtemps en une seule fois (chariot) ou de souffrir beaucoup mais moins longtemps en plusieurs fois (panier).

La caisse Handicapés, malgré la blessure et la souffrance visibles, ne vous servira à rien et vous en viendrez à haïr les grand-mères vous passant devant le nez prétextant un âge avancé... Oui, mais si vous aviez vécu moins longtemps, vous auriez moins mal à la hanche ! (la douleur a tendance à rendre de très mauvaise foi... et aussi de très mauvaise humeur)


- Le ménage, déjà une corvée en soi sauf pour les maniaques, est pratiquement aussi jouissif que de faire les courses.

Passer l'aspirateur d'une main ? Big Mother, frustrée de me voir chez elle à ne rien faire (ben si, je souffre et ça me prend toute la journée !), a essayé de démontrer que c'était possible. Pour quelqu'un de valide, oui. Mais avec une fracture de clavicule, les mouvements de l'autre bras se font bien ressentir et occasionnent par un effet miroir des mouvements du bras qui devrait pourtant ne pas bouger.

Ce sera exactement la même situation pour la vaiselle, le linge, et toutes les activités ménagères.

Mais bon, ne pouvant ni manger, ni vous habiller, ni vous laver, vous salissez moins et moins vite ce qui compense votre incapacité à nettoyer votre petit nid. \o/

 

  • Conclusion :


Pour résumer ce que j'ai pu faire pendant mes six mois de fracture/luxation avec quatre mois d'anneau et mes deux mois d'attelle : chialer de douleur sur le canapé de Big Mother.

 

Réponse récapitulative : on ne vit pas avec une clavicule cassée. On souffre. :)

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par André Malraux :

"La pire souffrance est dans la sollitude qui l'accompagne."


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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 15:25

Quand les adultes ne font pas mieux que des petits morveux de 4 ans et demi...

 

Aujourd'hui,  j'ai surpris une conversation entre les serveuses de la cantine à mon égard qui aurait du être à mon insu mais qui s'est révélée être finalement au leur.

Cette situation me rappelle étrangement un événement survenu courant novembre 2011. Après une intervention chirurgicale, je me réveillai avec la désagréable sensation d'avoir quelque chose dans l'oeil (j'en ai déjà parlé dans ce billet). Au bout de quelques heures dans cet état, un homme fut interpelé pour s'occuper de mon cas - je ne saurais dire s'il était infirmier ou chirurgien, j'étais devenue temporairement borgne avec impossibilité d'ouvrir un seul de mes yeux (donc aveugle au final) - et fit une remarque à voix basse pour que je ne puisse pas comprendre. Néanmoins, le ton de la remarque et le ricanement stupide qui suivit ne me laissèrent aucun doute sur la nature de la boutade : moi.

"Est-ce que vous savez que je ne peux peut-être pas vous voir, par contre, je vous entends très bien ?"

Hélas, je ne pouvais effectivement pas le voir, aurais-je apprécié admirer son faciès après lui avoir signifié qu'en revanche, mon ouïe ne me faisait pas défaut... Je me console avec le ton de son excuse qui en disait long : je l'avais remis à sa place.

 

 

Revenons donc à nos dames de cantine...

Ce midi, nous avons eu un problème de nombre d'enfants ne relevant pourtant pas de ma responsabilité : sur la feuille de pointage, j'en avais cinq de moins que dans la cantine...

J'ai indiqué avec amusement ma préférence que ce soit dans ce sens là puisque en avoir plus (mais ils sont à qui ceux-là ?) vaut mieux que d'en avoir moins ce qui aurait voulu dire que j'en avais perdu en route (et là, c'est problématique... je ne me suis pas renseignée sur le pourcentage de perte autorisé).


Cependant, autant j'avoue avoir des lacunes sur le comptage (j'ai eu 6/20 coeff 8 en mathématiques pour mon bac scientifique - heureusement, j'étais très douée en sciences), autant j'ai une excellente ouïe...

Je les ai surprises en train de se moquer de cette affaire et à fortiori du hérisson derrière ses pics... C'est dangereux.

Je passe leur impolitesse. On demande aux enfants de dire "bonjour", "au revoir", "s'il te plait" et "merci", certains adultes devraient vraisemblablement en prendre de la graine.

 

Je me ferai ainsi un plaisir, jeudi, d'annoncer un nombre aléatoirement faux et, avec humour, leur préciser que c'est pour alimenter leurs conversations du midi.

Je serais véritablement déçue de ne pas être au coeur de leurs grands débats.

 

Et comme l'auraient dit mes petits morveux (que j'affectionne) : nananère !


By Kypic

 

La phrase de la fin par Nasser Djemaï :

"On ne peut bien se moquer que dans le respect."

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:45

Il est des choses dans la vie qui sont plus fortes que vous.


Pour moi, l'une de ces choses est Mushishi.

C'est une animation japonaise d'une vingtaine d'épisodes, originale et agréable (pour ce que j'en ai vu soit les cinq premières minutes) jouissant d'une réputation très positive parmi les otaku.

L'histoire est unique, le dessin fin, l'animation fluide et la bande son envoutante. C'est d'ailleurs le problème...


Je vous en vante les mérites mais avoue par la même occasion que je n'en ai encore rien vu, vous avez donc le droit de vous poser la question de la légitimité de mon affirmation. Voici donc l'explication :

Je n'en vois que cinq minutes à chaque fois parce que ce sont les cinq premières minutes du premier épisode. Je les connais par coeur à force de persévérer. Seulement, il y a cet opening maudit qui introduit la série...

 

The Sore Feet Song.

 

 


 

Un chef d'oeuvre qui m'empêche de poursuivre l'épisode, m'oblige à le réécouter à l'infini mais qui a l'avantage de me faire sourire et de me donner un peu de joie avec simplicité.

Allez donc savoir pourquoi...


 

Un jour peut-être arriverais-je à regarder cette série.

Cependant, j'espère que ce ne sera pas au détriment de mon inlassable émerveillement face à ce petit air rempli d'innocence.

 

 

By Kypic

 

 

 

"I walked ten thousand miles, ten thousand miles, to see you

[...]

I'm tired and I'm weak, but I'm strong for you

I wanna go home, but my love gets me through."


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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:24

Notre cher président a parlé hier.

 

D'un ton grave, il annonce qu'il faut prendre des mesures impopulaires et difficiles (bon, ça fait un moment que nous connaissons la chanson) : les français doivent faire des efforts.

Terme d'ailleurs repris à outrance par son parti.

 

 

Où est la liberté quand on nous retire la possibilité de choisir ?

 

Mesures impopulaires. A l'image de leur père aurais-je envie de dire.

Des mesures que le gouvernement nous imposera et si possible avant les prochaines élections histoire de rejeter la faute sur les autres le cas échéant. Nous avons le droit de nous exprimer, ils se sont donner le droit de ne pas nous écouter...

Nous voilà dans l'ère d'une politique monarchiste où un homme élu de la moitié du peuple ayant voté se croit élu des dieux et en oublie la mission sacrée que ce dernier lui a confiée (pour la moitié, malgré lui) : représenter la France.


"Les français n'ont plus de pain ? Qu'ils mangent de la brioche !"

 

 

Où est l'égalité quand les efforts demandés sont toujours pour les mêmes ?


Comment peut-on demander aux français de faire un effort quand, soi-même, on se vautre dans l'indécence ?!

Un avion privé quand d'autres font du covoiturage. Un salaire triplé quand d'autres voient le leur inchangé. Une pension démesurée garantie quand d'autres se battent pour une retraite misérable et misérablement incertaine.

Les dirigeants UMP ont sûrement oublié qu'ils étaient aussi français que nous.

Ils ont sûrement oublié qu'ils sont bien plus responsables de cette situation que nous.

Mais ils ont surtout oublié que l'effort qu'ils nous demandent devrait aussi s'appliquer à eux...


"Faites ce que je dis, pas ce que je fais."



Où est la fraternité dans la compétitivité ?


Le gros mot est lâché : nous devons désormais être compétitifs.

L'entraide n'est pas rentable et peu divertissante, nous sommes tenus d'être des gladiateurs pour assurer le spectacle. Et le dernier debout pourra travailler pour vivre misérablement pendant que l'empereur et ses généraux regardent de leur tribune la lutte acharnée en se pavanant dans une orgie répugnante.

 

Maintenant, notre cher gouvernement tente de se conformer au modèle allemand dans un désir inspiré de faire passer les mesures impopulaires dans une jolie pillule rose... n'est-ce pas Néo ?!

Je place ici mon point GODWIN (certes la comparaison paraîtra déplacée dans son contexte mais elle n'est pas inutile) - mais n'allez pas croire que je suis à court d'arguments, il est juste gratuit celui-là - : la dernière fois que le gouvernement français s'est conformé entièrement à l'idéologie allemande, cela ne lui avait pas vraiment été profitable...


"Reste des pointillés..."

 

 

By Kypic

 

La chanson de la fin par Noir Désir :

 

 


 
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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 19:25

Parce que rire est un remède efficace, j'ai décidé de raconter toutes mes pérégrinations chirurgicales démontrant ma capacité à avoir une relation bizarre avec dame Chance.

 

Tous ceux qui sont passés par la case charcutage pourront en attester. Une intervention chirurgicale vous promet toujours des surprises et parfois avec un petit laps de temps histoire de vous surprendre encore plus.

 

La première surprise, c'est le réveil.

Pour les plus chanceux, ils n'auront que l'impression d'avoir pris une cuite monumentale (sans avoir bu une seule goutte, c'est de l'arnaque, j'en conviens). Pour les moins chanceux, ils auront repris conscience avant qu'on ne les extube (et ça, ce n'est vraiment pas cool).

La deuxième, ce sont les effets secondaires que votre chirurgien a omis de vous mentionner certainement pour ne pas vous faire fuir avant l'intervention... Et avec du recul, il a peut-être bien fait.

 

Voici un petit florilège de mes plus belles surprises post-op' :

- La douleur. Au réveil : même pas mal, je suis une warrior ! \o/ Morphine ? Même pas besoin ! ... Petite viscieuse : le lendemain et son second effet KissKool "J'vais mouuuriiiiirrrrrrr !!! Rendez-moi le bouton maaagiiiiqueuh !!!!"

- La morphine. Trop cool quand on vous file la manette magique. Beaucoup moins cool quand on vous l'enlève le lendemain alors qu'ils savent pertinemment qu'avec le choc (non, ne croyez pas qu'ils s'occupent délicatement de votre envloppe charnelle lors d'un charcutage), le corps vous renvoie l'information "ça douille grave sa mère" qu'au minimum 24 heures après soit quand vous n'avez plus la manette magique.

- Les miroirs. Un traumatisme - surtout facial -, ça provoque des cicatrices, des hématomes et des gonflements qui peuvent être très impressionnants. Concert de grincements de dents à la sortie d'hosto. C'est si moche que ça ? La chose à ne pas faire : vérifier. Oui, ça l'est.

- Les mèches. Je sais désormais pourquoi on parle de "fosses" nasales... Quand on vous sort une mèche d'une trentaine de cm et du diamètre de votre pouce de votre naseau (avez-vous déjà tenté de mettre votre pouce dans vos narines ? n'essayez pas, ça ne rentrera pas), vous regrettez soudainement d'en avoir deux. La bonne surprise, c'est quand vous recommencez (parce que vous êtes masochiste et que vous aimez vraiment vous faire charcuter) et que les mèches sont, cette fois-ci, ridiculement petites...

- Le bras qui manque à l'appel. On ne vous a pas prévenu avant de vous jeter chez Morphée qu'on allait faire l'équivalent d'une péridurale à votre bras ?! Même si on se doute qu'il n'a pas été coupé (enfin, dans mon cas toujours), il y a une question qui vient naturellement au réveil : "dites, vous pouvez m'indiquer où est mon bras ? Je l'ai perdu dans la salle d'op'."

- La troisième guerre mondiale s'est déroulée dans ce qui était initialement votre bouche. Des crevasses, des cadavres (tiens un rat mort), du sang, des os et des fils - barbelés - partout... Pas de doutes, il n'y a aucun survivant.

- Les "faux" mouvements. Parfois, on se rend compte qu'il y a tout un mécanisme anatomique méconnu...

- Les rejets d'os. Oui, la première fois que vous découvrez un morceau d'os se faisant la malle via la cicatrice,  ça vous fait flipper.

 


Et pour conclure (non, je n'ai pas fini mais c'est un billet, pas un roman... )

- Le syndrôme du grain de sable. Quand l'anesthésiste oublie de fermer l'un de vos yeux et que vous vous réveillez avec une poche d'eau à la place de votre globe oculaire, c'est le syndrôme du grain de sable qui tire son nom du fait que le patient a l'impression d'avoir un grain de sable très douloureux dans l'oeil. Frustrant donc puisqu'il n'en est rien et qu'il est donc impossible de retirer la source de la gène, n'existant pas en réalité... "On vous a opérée l'oeil ?" Eh bien non Captain Obvious ! Vous voilà borgne pour quelques jours. \o/

 "Vous avez de la chance, le service ophtalmologie est dans la même unité que la chirurgie réparatrice !"

"Super ! Et c'est pour ça qu'ils ont mis 5 heures pour se pointer ?" >.<

 

 

Bilan :

N'imaginez pas que les chirurgiens vous manipulent délicatement quand ils ouvrent votre carcasse. C'est un mythe.

N'imaginez pas qu'il ne se passera plus rien après la sortie de l'hosto. C'est une fable.

Et surtout n'imaginez pas sortir de l'hosto dans un état proche de la normale. C'est une légende.  

 

 

By Kypic

 

 

 

La phrase de la fin par Charles Baudelaire :  

"Sois sage, Ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille !"

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 10:12

 

Avant toute chose, je vous conseille de vous référer au billet "SDF" puisqu'il s'agit de la suite directe.


Connaissez-vous ce titre de la romancière Amélie Nothomb ?

 

C'est la première chose qui traversa mon esprit quand j'ai reçu le courrier de mon ex-avocate lundi dernier.

 

Pourquoi donc ?

 

Eh bien, cela est d'une évidence indéniable.


 

Cette personne - dont le simple fait de l'appeler par son titre me chagrine tant il m'apparaît incorrect et injustifié - m'a signalé avoir découvert avec "STUPEUR" que j'avais reçu la protection juridique et qu'elle n'avait pourtant pas été payée... Diantre, c'est un crime au moins aussi effroyable que de commettre un meurtre. Qu'on me pende haut et court pour cette infamie !

Rajoutant au passage une remarque des plus malhabiles en allant me dénoncer auprès de Monsieur le Bâtonnier, "puisque je l'ai saisi moi-même"... dût-elle être dans l'embarras et certainement ennuyée de s'être faite coiffer au poteau.

Si seulement les maladresses se terminaient là. Que nenni !

Elle adresse en plus ce courrier à l'un de ses confrères, supposerais-je que ce fût en pensant à tort qu'il me représente - preuve qu'elle n'en fait qu'à sa tête ne lui ayant jamais signifié quelconque avocat compétent reprenant mon dossier après son échec volontaire. Oserai-je parler de sabotage ? Je crains que j'ose...

 

Ne nous méprenons pas sur le sujet de discorde : rien n'était prémédité, je n'ai pas l'esprit suffisamment manipulateur pour pouvoir me targuer de faire un coup stratégique digne d'un maître d'echec.

Rendons à Caesar ce qui est à Caesar et à Dieu ce qui est à Dieu.  

Je vous laisse seuls juges qui de Caesar ou de Dieu je pourrais bien tenir. ;p


J'ai en effet perçu cette somme, seulement dans l'optique louable de pouvoir rembourser une partie des honoraires malhonnètes de cette avocate véreuse dans le cas - malheureusement fort probable - où il m'eusse fallu payer un travail inexistant (aussi onéreux de surcroît - serais-je milliardaire à l'heure où je rédige ce billet si j'avais été rémunérée à salaire égal pour tout ce que j'ai pu accomplir).

Je n'avais donc point pensé à l'époque qu'elle aurait eu l'audace - que dis-je, le culot ! - d'aller chercher elle-même ma garantie recours juridique alors même que nous étions en désaccord et que Monsieur le Bâtonnier n'avait encore rendu son avis.

Mais je suis satisfaite de cette heureuse coïncidence lui empêchant (à juste titre puisque nous sommes en litige) de se servir et de se remplir ses poches, surtout que les miennes sont désespérément vides grâce à son professionnalisme et ses compétences bien cachées d'avocate.

 

Elle a un petit quelque chose de cette supérieure mégère et jalouse pourrissant la vie de cette jeune stagiaire motivée, déterminée et soucieuse de son travail aussi ingrat soit-il.

Cependant, je doute que la fin soit aussi heureuse ni que, malgré toute la jalousie effectivement présente, cette avocate nourrisse un certain respect à mon égard à l'instar de cette japonaise - qui a au moins l'excuse de sa culture pour se comporter ainsi. Excuse que n'a en revanche pas l'avocate en question.

 

 

J'en serais fort aise par ailleurs que sa stupeur (bien que démesurée, inappropriée et déplacée) fût aussi grande que la mienne quand je découvris une lame assassine plantée traitrement dans mon dos lorsqu'elle décida de retourner sa veste l'été dernier.

Peut-être l'a-t-elle retournée pour dissimuler les traces de sang, preuves du coup de poignard...

 


Il ne reste qu'à espérer que la suite des événements ne se déroulent pas comme le tout premier écrit de cette auteure et le second livre que j'ai lu : L'Hygiène de l'Assassin.

Il me serait pénible de devoir m'adonner à une scène crue et répugnante similaire à celle de l'acte final...

 

 

By Kypic.

 

 

La phrase de la fin par Amélie Nothomb (Stupeur et Tremblements) :

"Malgré sa relative ascension professionnelle, il était un Nippon parmi des milliers, à la fois esclave et bourreau maladroit d'un système qu'il n'aimait sûrement pas mais qu'il ne dénigrerait jamais, par faiblesse et manque d'imagination."

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 21:49

Posée dans l'objectif de savoir quelle est votre occupation professionnelle comme une preuve d'insertion sociétale qui rassure les bienpensants, cette interrogation pour le moins anodine dans sa démarche peut rapidement devenir une question piège.

 

La réponse peut être d'une simplicité déconcertante quand vous avez un travail.

Quand bien même seriez-vous honteux de l'effectuer, un vieil adage dit qu'il n'y a pas de sot métier et si vous êtes payé c'est qu'on a besoin de vous. 

 

Pour les autres, c'est une affaire délicate. 

Peu importe les voies emprûntées, parfois malgré vous, il arrive que vous n'avez pas de réponses simples à cette simple question. Car y répondre amènera d'autres questions vous replongeant dans votre "échec" professionnel aux yeux de la société.

Il m'est arrivé un nombre incalculable de fois de redouter cette question : que vais-je bien pouvoir expliquer ?

 

Que fais-je ? Où vais-je ? Où cours-je ?

Vous pouvez répondre par une autre question pour vous désister d'y répondre franchement.

Vous pouvez aussi parler d'autres occupations déviant le débat sur des activités plus intéressasntes qu'un combat au quotidien car produites dans un but plus louable que de récompenser une société avare et avide de pouvoir.

 

Vous pouvez aussi embellir la réalité, vendez du rêve :

  • Je suis chercheur (à Pôle Emploi).
  • Je travaille pour la CPAM (en tant qu'arrêt maladiste).
  • Je suis polytechnicien (dans les boites d'interim).

 

Autant de possibilités à tester pour se jouer de ce formatage qu'est le devoir d'exercer un métier propre sur soi, stable et d'être toujours productif dans un monde décroissant de croissance.

 

 

Vous pouvez aussi y répondre d'une manière plus philosophique : je survis ; et c'est déjà pas mal.


 

By Kypic

 

La chanson de de la fin par Didier Super :

 

 


 

 

 


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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:57

Amusant de constater à quel point les gens peuvent croire détenir la vérité sur beaucoup de choses qui ne les concernent pas...

 

Ma bible en matière de littérature se trouve être "L'Homme qui voulait être heureux" d'un certain Laurent GOUNELLE. Ce roman autobiographique relate l'aventure d'un touriste sans objectif particulier qui, au travers d'une rencontre spirituelle, se découvrira comme il est et s'ouvrira aux autres pour ce qu'ils sont.

Et si la lecture vous rebute, je vous conseillerai par ailleurs d'écouter, de décortiquer et de bien réfléchir sur le titre The Answer de Bad Religion qui explique très bien mon point de vue sur la question de vérité absolue.

 

 

Un exemple récent où un jeunôt fraichement sorti d'études de psychologie s'est invité dans ma vie, le tout en ne se privant pas de me faire une morale magistralement déplacée.

Il se sent concerné par mon état de santé et ma façon de le gérer. Peut-être parce qu'il a vécu une situation difficile et similaire - ai-je pu entendre qu'il eût perdu un pouce lors d'un accident de travail finalement regreffé - mais ce n'est que plus tard dans la conversation que l'idée d'être son patient cobaye me traversa l'esprit.

Soit, je suis toujours prête à recevoir des conseils et parfois une oreille attentive. Mais ni l'un ni l'autre n'était présent.

A la place, j'ai eu à faire à un psychologiste en devenir testant ses techniques et sa théorie sur ma personne.

Il part donc avec pour seule information : j'ai eu un accident qui m'a laissé une épaule blessée sans en savoir ni la gravité ni les complexes rouages qui m'amènent où je suis aujourd'hui et ne cherchera pas à en savoir plus. Les affirmations diffamantes qui en suivirent m'hérissèrent le poil.

 

 

C'est dans ce genre de contexte que les quiproquos malheureux, les interprétations hasardeuses et les calomnies odieuses peuvent se repaître de l'ignorance souvent volontaire car paresseuse engendrant des accusations douloureuses et erronées.

Ce bouquin, simple d'accès pour les néophites de la grande littérature alambiquée des Nietzsche et autres philosophes, propose une piste intéressante de réflexion qui est celle de ne pas juger les croyances des autres (quelles que soient ces croyances) mais qu'il faut s'évertuer à les comprendre, au moins à les entendre, car elles sont le fruit de leurs expériences. Et nul ne peut juger l'expérience pour ce qu'elle est et ce qu'elle apporte.

 

Une autre réflexion aussi forte de sens est qu'il existe multiples facettes d'une seule personne.

Il y a la personne comme elle veut être.

Il y a la personne comme elle croit être.

Il y a la personne comme elle est vue.

Toutes ces personnes réunies dans un seul et même corps s'entrecroisent et forment la personne comme elle est.

 

Les gens, pour la plupart, voient ce que nous croyons être et nous renvoient cette image avec leur propre croyance que ce qu'ils voient est ce qui est. 

Mais notre propre croyance de ce que nous sommes est renforcée par ce que les autres nous renvoient et croient à leur tour comme un éternel ouroboros.

Libre à nous de casser l'une ou l'autre, notre croyance sur qui nous sommes ou celle des autres sur qui nous croyons être. Car une fois libérés du jugement de ces croyances, peut-être nous arriverons à nous voir tels que nous sommes.

 

Ainsi, personne (pas même moi) ne pensera plus que je suis. Je serai.

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Emmanuel Kant : 

"Croyance : milieu entre l'opinion et le savoir."

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:51

SDF

Me voilà devenue une SDF.

Une Sans Défense Fiable.

 

Mon avocate, après de belles paroles (devrais-je lui envoyer mes réflexions sur le sujet), s'est complètement jouée de moi et continue à le faire.

 

Et oui : envolées les promesses, oubliés les principes...

Mon avocate a décidé de faire de la mauvaise foi éhontée en prétextant être victime de mes sauts d'humeur.

Un comble quand on sait qu'elle a défendu avant moi quelqu'un dont le comportement avait changé tout en précisant que la victime initiale dans mon histoire, c'est pourtant bien le hérisson boiteux.


Ce qu'elle semble omettre - volontairement ou pas - c'est qu'elle n'a rien fait pour me défendre.

Ne s'est-elle pas présentée à aucune audience ni à l'expertise ?

Ne s'est-elle pas déresponsabilisée en prétextant ne pas connaître les taux de préjudice ? (Un avocat qui ne connaît pas la loi, cela devient inquiétant pour la profession)

Ne s'est-elle pas décrédibilisée lorsqu'elle affirme qu'il y a une raison à ce que l'expert ne regarde pas les radiographies quand le préjudice est la conséquence d'une fracture ?

Ne s'est-elle pas cachée en ne mentionnant pas le fait qu'elle travaille également pour les assurances ?


Dès lors, au tarif où je la paie pour faire son travail (1 600 € sans compter les 10% hors taxe sur le résultat, on ne se refuse rien pendant que je m'invite chez les autres pour pouvoir manger), quand j'estime à juste titre qu'elle ne l'effectue pas dans mon intérêt, il m'apparaît normal et logique que de l'en informer.

Peut-être que mon invitation à "méditer pendant ses vacances" sur les commentaires qu'elle a elle-même expressément demandé prenant congé 48 heures après la requête eût été mal reçue.

Cependant, si j'avais eu à me vexer à chaque maladresse de sa part, aurais-je pris le soin de la congédier bien avant qu'elle ne le fasse.


 

Aussi fût-il intéressant de constater l'efficacité avec laquelle elle s'est dessaisie du dossier puisque j'eûs à peine le temps de déposer le courrier qu'elle m'interpela pour signifier sa - lâche - décision de ne plus me défendre (encore aurait-il fallu qu'elle commença cette tâche pour pouvoir l'arrêter).

Aurais-je profondément apprécié son dévouement à sa juste valeur si elle s'était occupée de mon affaire comme elle s'en est dessaisie.

 

En revanche, autant s'est-elle déssaisie moralement de mon dossier, autant ne veut-elle pas s'en dessaisir physiquement, le gardant farouchement par déontologie...

 

 

By Kypic

 

Le dessin de la fin par ma griffe  :

 


SDF


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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 13:00

Comme promis (oui, il paraît que je suis un spécimen assez rare : je tiens mes promesses), je vous rédige un billet en rapport avec cette fameuse publicité excécrable qu'est Juvamine.

 

Il est d'usage de répondre par la positive quand on vous demande comment vous allez.

Déjà parce que souvent, les gens se fichent de la réponse puisqu'elle n'est que formalité et une version allongée de la formule de politesse qu'est le "bonjour/bonsoir".

Et surtout parce que notre société ne supporte pas qu'on ne puisse être au mieux de notre forme en permanence afin d'être plus productif et d'être content - parce qu'il y a toujours pire ailleurs. ;p

Sauf que notre société, si encline à nous voir heureux, nous retire la possibilité de l'être. Il est par ailleurs ironique que la plus grande maladie de notre société ne soit pas le cancer (un peu comme sa propre nature finalement) mais la dépression.

  

Non ! Je ne parle pas de cet état passager de cafard, coup de mou ou déprime (appelez cela comme il vous convient) qui nous arrive à tous. Je parle d'un sentiment violent mais insidieux qui s'installe de fil en aiguille et qui s'enroule lentement mais sûrement autour de votre être pour, un jour, vous étouffer.

 

Pourquoi violent?

Parce qu'il pousse à faire des choses violentes. Pas obligatoirement dans l'acte en lui même ; dans la signification.

 

Vous oubliez de vous nourrir ou de boire, non pas par manque d'appetit mais par simple oubli de s'alimenter alors qu'il est une fonction indispensable à al vie que de manger.

Vous n'arrivez plus à dormir quand bien même vous êtes exténué et que chaque mouvement même insignifiant vous demande soudainement une énergie inimaginable.

Vous n'arrivez paradoxalement plus à vous lever pour les mêmes raisons précédemment évoquées.

Vous vous sentez triste fréquemment sans qu'un événement particulier ne vienne pour le provoquer - même si une raison profonde en serait la cause.

Chaque inspiration n'est que brûlure et chaque expiration n'est qu'oppression.

Vous êtes devenu une coquille vide. Vide d'envie, de désir et au plus terrible de cette forme, de besoin. A tel point que quand vous passez de ne plus avoir l'envie de vivre à ne plus avoir besoin de vivre, une envie souvent inconsciente peu survenir : celle de mourir.

 

 

Alors, pour répondre à votre question : non, je ne vais pas bien.

 

 

Je suis au fond d'un gouffre, un aven qui pue le fumier,  dont les parois sont excessivement glissantes et raides. Il me faut m'accrocher aux maigres racines pour tenter de la remonter et il est facile d'aggriper une mauvaise prise pour se retrouver une fois de plus le fessier le premier dans ce trou sans fin.

 

Et je vois ces gens. Ces personnes qui savent et me regardent me relever, remonter et me vautrer encore et encore.

Certaines m'encouragent (souvent parce qu'elles n'ont pas d'autres moyens pour m'aider - quant aux autres, peut-être pensent-elles qu'il est suffisant de soutenir de cette manière), certaines continuent de me regarder sans bouger (souvent parce qu'elles ne se rendent pas compte de la galère dans laquelle je suis), d'autres m'envoient des pierres tout en niant l'évidence...

Mais quand on est dans cette situation désespérée, ce qu'il nous faut, c'est une main tendue ou une corde qui nous tirent de ce merdier.

Il arrive qu'une main se tende mais elle ne nous tire pas. Cela est parfois suffisant, remarquez, néanmoins, quand l'aide a trop tardée et qu'il nous manque la force pour nous hisser - énergie utilisée pour tenter de remonter seul - cela n'est donc plus assez. Quant à la corde, il arrive qu'on nous en lance une... mais que faire quand on nous a lancé la corde entière ?

Et parfois, on nous lance la corde correctement...

 

C'est ce qu'il m'est arrivé cet été.

Toutefois, une chose m'a turlupiné : c'est le noeud coulant qui se trouvât au bout de la dite-corde...

Spéciale dédicace à mon ex-avocate.

  

Qu'en ai-je fais ? Vous demanderez vous avec suffisamment de délicatesse pour ne point soulever l'interrogation qui vous taraude. Eh bien, cela est très simple, je le lui ai renvoyé en pleine figure, dût-elle être surprise d'un tel manque de reconnaissance pour l'effort fourni.

Je poursuis ainsi toujours ma quête : celle de remonter à la surface tant bien que mal. 

 

 

 

By Kypic.

 

 

 

La phrase de la fin par Victor Hugo dans Le dernier Jour d'Un Condamné :

"Pris entre quatre murailles de pierre nue et froide, sans liberté pour mes pas, sans horizon pour mes yeux."

 

 

 

 

 

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