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  • : L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
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  • : La bataille faisait rage. L'ennemi, fourbe et vicieux, frappait sans relâche usant toutes les ruses qu'il connaissait mais le vaillant hérisson n'avait pas encore rendu son dernier souffle.
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 21:49

Posée dans l'objectif de savoir quelle est votre occupation professionnelle comme une preuve d'insertion sociétale qui rassure les bienpensants, cette interrogation pour le moins anodine dans sa démarche peut rapidement devenir une question piège.

 

La réponse peut être d'une simplicité déconcertante quand vous avez un travail.

Quand bien même seriez-vous honteux de l'effectuer, un vieil adage dit qu'il n'y a pas de sot métier et si vous êtes payé c'est qu'on a besoin de vous. 

 

Pour les autres, c'est une affaire délicate. 

Peu importe les voies emprûntées, parfois malgré vous, il arrive que vous n'avez pas de réponses simples à cette simple question. Car y répondre amènera d'autres questions vous replongeant dans votre "échec" professionnel aux yeux de la société.

Il m'est arrivé un nombre incalculable de fois de redouter cette question : que vais-je bien pouvoir expliquer ?

 

Que fais-je ? Où vais-je ? Où cours-je ?

Vous pouvez répondre par une autre question pour vous désister d'y répondre franchement.

Vous pouvez aussi parler d'autres occupations déviant le débat sur des activités plus intéressasntes qu'un combat au quotidien car produites dans un but plus louable que de récompenser une société avare et avide de pouvoir.

 

Vous pouvez aussi embellir la réalité, vendez du rêve :

  • Je suis chercheur (à Pôle Emploi).
  • Je travaille pour la CPAM (en tant qu'arrêt maladiste).
  • Je suis polytechnicien (dans les boites d'interim).

 

Autant de possibilités à tester pour se jouer de ce formatage qu'est le devoir d'exercer un métier propre sur soi, stable et d'être toujours productif dans un monde décroissant de croissance.

 

 

Vous pouvez aussi y répondre d'une manière plus philosophique : je survis ; et c'est déjà pas mal.


 

By Kypic

 

La chanson de de la fin par Didier Super :

 

 


 

 

 


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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:20

Ca fait un petit moment que j'ai envie de parler de ce sujet (je reste un hérisson, je ne suis pas toujours rapide !).

 

Quand un certain ministre - appuyé de quelques voix politiques - s'attaque à un système de solidarité dont il profite allègrement, j'ai juste envie de rire. Il est amusant de savoir qui parle de quoi...

En effet, il est facile de parler d'assistanat quand son propre salaire plus que correct, sa pension à vie de retraité politique plus qu'indécente et tous les privilèges plus qu'inappropriés (voiture, chauffeur, logement, etc.) vient de l'argent de ceux qui triment.

 

A ce genre de personnes, j'ai très envie d'exposer mon expérience et de montrer à quel point je me sens vraiment assistée.  

 

Avant le jour où je me suis retrouvée en carpette sur la chaussée, je n'avais jamais eu trop de problèmes pour bosser ou trouver un travail même si je n'ai jamais gagné au dessus du smic et bien souvent en dessous. (Ainsi avec bac+3 avec mention, j'ai droit à 90% du smic. On m'avait dit qu'il fallait faire des études pour gagner plus et avoir un bon taff, on a juste oublié de préciser que c'était pour atteindre le smic au bout du Master et être manager chez McDo.)

Après ce jour et encore aujourd'hui, je suis confrontée à la vraie précarité.

Pas celle des chiffres et du pouvoir d'achat : celle qui bouffe toute ton épargne, celle qui t'empêche de changer de futal ou de pompes quand ils sont troués - même si c'est la mode, il y a des trous qu'il faut éviter -, celle qui ne te permet pas beaucoup de loisirs ("on se fait un ciné ?" "Euh, je préfère manger cette semaine..."), et surtout, celle qui t'interdit de trouver du travail... 

 

Aujourd'hui, reconnue handicapée après 10 mois d'attente, j'attends (encore, ce que je peux être patiente) un rendez-vous avec Cap emploi pour avoir un autre rendez-vous afin de faire un bilan de compétences. (j'adore le concept de prendre un rendez-vous pour prendre un rendez-vous, il n'y a que les français pour inventer un truc pareil) Tout en sachant que le RDV suivant sera pris au minimum trois semaines/un mois après le premier et qu'un bilan de compétences s'étend sur minimum d'un mois et demi à raison d'une heure par semaine. (d'accord, la rumeur dit que les français sont des gros flemmards et je n'ai jamais été une mathématicienne aguerrie mais on est un poil très très loin des 35 heures hebdo là... Non ?) Après tout ça, je vais pouvoir envisager un projet, ensuite je pourrais me former - si j'ai des sous, le nerf de la galère -, puis je pourrais chercher du travail et, peut-être, ♪ Un jour mon taff viendra... ♪

 

"Bonjour, j'ai normalement un RDV à venir avec Cap emploi mais je n'ai pas de nouvelles depuis deux semaines et j'aimerais bien que ça avance."

"Ah oui mais nous n'avons rien de libre avant fin août, c'est les vacances !" ... Ok, ben moi, je ne suis pas en vacances, je n'en ai même pas les moyens.

 

Conclusion, rien de concret avant très longtemps et comme les formations commencent généralement en septembre, je suis bonne pour redoubler en 2012... Bah, de toutes façons, en 2012 "on va tous mûrir" (notez la double référence) donc pourquoi je m'emmerde à chercher du taff ? Hein ??! 

Bref ; ça, c'est juste le problème temporel...

 

 

S'il faut des mois pour les plus chanceux et des années pour les autres, il faut surtout du blé !!!

Quand on cherche du travail, c'est pour pouvoir payer le loyer, les courses ou la voiture pour les plus riches des pauvres...  Mais quand chaque boulot demande désormais des qualifications spécifiques dont les formations sont payantes, ça devient carrément paradoxal : à raison de quelques milliers d'euros la formation de deux ans ou de centaines d'euros la formation de deux semaines, on arrive à une logique implacable :

Si tu n'as pas de tunes, tu n'as pas de boulot.

Si tu n'as pas de boulot, tu n'as pas de tunes.

 

Qui du boulot ou des tunes arrivera en premier ?

  

Alors, j'avoue qu'entre deux RDV, Messieurs dames les bienpensants, j'ai effectivement bien plus que 5 heures hebdomadaires mal payées à ne rien foutre.

Néanmoins, j'ai pourtant une question qui me turlupine : à qui la faute ... ?

 

 

 

By Kypic

 

 

 

La phrase de la fin par Henri Bergson :

"Assistez à la vie en tant que spectateur ; bien des drames tourneront à la comédie"

 

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