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  • : L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
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  • : La bataille faisait rage. L'ennemi, fourbe et vicieux, frappait sans relâche usant toutes les ruses qu'il connaissait mais le vaillant hérisson n'avait pas encore rendu son dernier souffle.
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 18:34

Oui, ça fait un moment que je n'ai pas posté.

Non, je n'ai pas oublié que j'avais ouvert un blog.

 

Je suis juste en train d'errer à New Vegas dans les vastes terres dévastées du Mojave sur un doux air de country, à manger du steak de grandes cornes et de brahamines et à chasser (ou me faire chasser - des fois, la ligne est mince enrte la proie et le prédateur) des geckos, des radscorpions et des griffemorts.

Je suis un redoutable sniper et un adroit cow-boy mercenaire ; mes talents sont d'ailleurs reconnus, certains de mes assaillans prennent désormais la fuite (je n'en suis pas encore à faire fuir les griffemorts comme un camarade maigrichon se promenant avec sa super masse chopée chez les Nocturnes mais quelques Crocs ont déguerpi après avoir vu mon magnum mystérieux dont la musique qui se joue à chaque dégainage me fait jubiler). Je suis aussi un fin orateur et marchande tout ce que je trouve ce qui me permet de ne jamais être à découvert de capsules.

 Dans cette contrée imaginaire futuristiquement post-apocalyptique de l'univers Playstation3, je suis une légende et de par mes actions, je suis adulée par tous les personnages fictifs.

 

 

Et aujourd'hui, je redescends assez brutalement sur terre avec sa dure réalité (parfois, il le faut).

Je ne suis pas une légende (quoique, à bien y réfléchir, je le pourrai :D ), mais surtout, je ne mange pas de steak de grandes cornes, d'ailleurs, je ne mange pas de steak tout court : mon compte en banque me l'interdit.

 

Entre vie sociale et vie de geek, je me demande parfois où je vis et où je vais.

 

La suite dans le prochain post qui ne devrait pas tarder...

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Guillaume Apollinaire :

" Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir"

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 13:04

Je suis une samuraï des temps modernes. 

Non, ce n'est pas une plaisanterie, je pratique l'art japonais de dégainer et de couper en une seule fois d'un geste gracieux et juste nommé Iaido (que je présenterai ultérieurement) et possède un katana, la continuité de mon âme.

Et comme tout samuraï qui se respecte, j'ai un code de l'honneur ainsi je n'ai qu'une seule parole.

  

  

Et pour vous le prouver, en voici l'exemple le plus approprié :

Lors d'une séance de balnéothérapie, je croise plusieurs fois un très jeune padawan fan de Star Wars et des Jedi. Les kinésithérapeutes, pour l'impressionner, lui indiquent que je suis une samuraï avec un vrai sabre. Un Jedi des temps anciens en somme.

Alors, un jour où je suis venue en tenue d'Aïkido (hakama notamment) ayant un cours enfant juste après la séance de kinésithérapie, je lui dis que je lui montrerais donc mon sabre.

Hélas, il part une demi heure avant moi et ne pouvant quitter le bassin, je lui promets de revenir la prochaine fois qu'il a une séance rien que pour lui montrer ma lame. 

Une semaine plus tard, je débarque, sabre en main. La secrétaire et la maman du petit garçon pensent que je viens pour une séance mais non, j'étais venue rien que pour lui.

Sa mère lui a d'ailleurs signifié la rareté des personnes qui tiennent leurs promesses, surtout quand il n'y a pas d'intérêt particulier derrière.

Il est vrai que j'aurai pu ne pas venir, rien ne m'y obligeait. Rien, sauf ma parole car je n'en ai qu'une.

 

 

Aujourd'hui, les mots n'ont plus d'impact puisqu'ils n'ont plus d'importance et sont utilisés à mauvais escient : on attache plus de crédit à un statut qu'à une attitude. Et les promesses deviennent chétives, les gens se cachent derrière des garanties et la déresponsabilité.

"Si je tiens ma promesse alors je suis quelqu'un de bien donc soyez reconnaissants. Si je ne la tiens pas, alors ce n'est pas de ma faute donc soyez indulgents."

Croyez bien que lorsque je ne peux tenir ma parole - peu importe la raison - cela me déshonore et aucune indulgence ne peut être admise car au fond de mon âme, j'ai trahi ce que je suis : quelqu'un d'honorable et de respectable.

 

Par conséquent, je me lève, et quand je prends enfin la parole, mes mots se doivent d'être autant d'or que mon silence.

 

 

By Kypic.

 

 

Et à ceux qui citeraient "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent", je leur répondrais avec la phrase de la fin par René Char :

"Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t'es promis à toi seul."

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 09:37

Nous gardons le contrôle !

 

La France "restera à la tête" du FMI avec notre bien aimée  ex Ministre de l'économie, des finances et de l'industrie : Mme Christine Lagarde.

 

Un petit retour en arrière quand les prix de l'essence ont flambés (qu'elle est intéressante cette métaphore) et que Mme Lagarde nous partageait avec générosité ses plus précieux conseils :

  Le commentaire de la vidéo ainsi que le sujet ne sont qu'une heureuse coïncidence, quel taquin ce hasard. 

 

Notre chère ministre de l'économie nous expliquait donc comment elle ne baisserait pas les taxes de l'essence et qu'il nous appartenait de faire des efforts supplémentaires pour économiser en ayant des comportements routiers adéquats. Ce qui laisserait à supposer que tous les français utilisent leur voiture à mauvais escient, quant aux nombreux autres non inclus qui n'avaient pas attendu la sainte parole de Mme Lagarde pour réduire le budget voiture, DE-MER-DEZ-VOUS !!!

Dans tous les cas, l'état ne se défaussera pas et ce sera aux contribuables de trinquer encore une fois.

 

Et maintenant que le cours du pétrole est désormais en diminution, mais pas le prix de l'essence - ou si peu - notre chevalière de la pièce ronde part en guerre contre les pétroliers qui tardent à baisser leurs prix (bizarrement, ce n'est jamais le cas pour les augmenter)... Sauf qu'entre temps, elle a été légèrement occupée à faire des courbettes pour viser plus haut et nous a quelque peu oublié dans son ambitieux élan.

 

 

Bilan : l'économie française ne va pas mieux, l'économie des français ne va pas mieux et on nous sort des articles bienpensants et/ou condescendants sur comment faire des économies quand tout augmente sauf les salaires petits et moyens (pour ceux qui ont l'énorme chance d'avoir encore un emploi bien évidemment).

 

Conclusion : si Mme Lagarde dirige le FMI comme elle a dirigé son ministère, j'ai hâte d'entendre les judicieux conseils économiques qu'elle prodiguera aux grecs.

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Alphonse Allais (oui, encore lui) :

"Le comble de l'économie. Coucher sur la paille qu'on voit dans l'oeil de son voisin et se chauffer avec la poutre qu'on a dans le sien."

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 03:57

Crushed for the very first time...

  

Ma première fois fut avec une Fiat Panda noire.

Et non, je ne vous parlerai pas de ma vie sexuelle, on ne se connait pas assez pour ça. :p

 

 

Je ne suis donc pas vierge d'accidents de la circulation,  j'ai déjà été maintes fois éconduite.



Lors de ma première rencontre je circulais tranquilement à droite quand cette voiture m'a doublée. Jusque là, rien d'anormal.

Sauf qu'elle m'a doublée pour piler devant moi et tourner dans la rue sur sa gauche. Je veux bien croire qu'il faut rester maître de son véhicule mais lorsqu'on vous double pour s'arrêter net devant vous afin de tourner, soit c'est du mépris total, soit c'est du foutage de gueule. Dans tout les cas, cela dénote d'une bétise profonde et d'un irrespect remarquable, en mettant de côté l'imprudence potentiellement préjudiciable.

La conséquence ?  Je n'avais pas d'ABS sur mon fidèle et noble destrier et le trottoir n'était pas une solution envisageable (pas assez large, des poteaux tous les mètres et trop haut en situation d'urgence). Je n'ai donc eu d'autres alternatives que de percuter l'arrière de la voiture - j'ai ^tout de même tenté de freiner mais ce fut en vain - et suis passée par dessus en ayant pris soin de calquer ma machoire sur la lunette arrière au passage.

Même pas une égratignure, juste la machoire un peu endolorie - quand je dis que je suis solide - le plus grave était un égo froissé.

Croyez-vous que l'automobiliste se serait préoccupé du hérisson à qui il a fait une magnifique queue de poisson ? Un cycliste qui percute sa voiture, ça ne passe pas inaperçu. Que nenni ! Il a continué son chemin comme si de rien n'était.



 

La deuxième fois c'était avec une Citroën Xsara Picasso gris clair. J'étais dans un rond-point et appliquais le code de la route à savoir si je ne tourne pas à la première sortie, je reste sur l'intérieur du rond-point.

Beaucoup d'automobilistes râlent à propos de cette façon de faire qui est pourtant juste... mais ce n'est pas qu'une question de les emmerder (bien que l'idée soit jouissive quand on est cycliste chevronné et qu'on évite des dizaines de fois l'accident à chaque parcours), c'est surtout une question de sécurité : cela évite que les automobilistes se disent à tort qu'ils peuvent tourner et couper la route du cycliste qui lui, ne tourne pas obligatoirement.

Bref, revenons à nos vélos ! Jétais donc sur le rond-point quant la voiture, cette fois-ci conduite par une femme, entre  sur le carrefour giratoire sans m'avoir vu - en revanche, j'avais bien remarqué qu'elle ne m'avait pas vu. Heureusement d'ailleurs et du fait que j'étais à l'intérieur, j'ai pu éviter la collision frontale en prenant la même trajectoire que la voiture.

Verdict : plus de peur que de mal (soit trois fois rien) et une superbe erraflure sur tout le côté gauche du véhicule. Et elle, elle s'est arrêtée, complètement désolée.





La troisième "tentative d'homicide involontaire" ( ;p ) a été exécutée par une Ford Fiesta rouge. Je circulais sur les - à l'époque - trop peu nombreuses voies cyclables alors que les voitures étaient, elles, à l'arrêt. Or, d'après le code de la route, une voie cyclable, c'est une voie comme les autres et comme elle se trouve sur la droite, elle est donc "prioritaire" (vous allez comprendre pourquoi je dis ça). Une automobiliste - oui, encore une femme mais ne prenez pas de conclusions hatives - excédée et aigrie (ça, c'est totalement subjectif et gratuit mais j'assume) décide de contrer le bouchon en emprûntant l'entrée de parking sur sa droite sans mettre de clignotant ni prendre la peine de vérifier ce qui pouvait se passer. Manque de chance, j'arrivais à ce moment là. J'ai donc percuté sa portière de face.

J'en viens à mon explication : un vélo a le droit de doubler sur la droite s'il est sur une piste/bande cyclable - ce qui n'exclu pas la vigilance de la part du cycliste, j'en conviens - et de ce fait, les véhicules circulant à sa gauche lui doivent la priorité lorsqu'ils veulent tourner à droite puisqu'ils lui coupent la route.

Encore une fois, aucun dégât à déplorer de mon côté puisque je ne roulais pas vite du fait du manque de visibilité justement et encore un magnifique trophé laissé sur la portière. Et celui-là, je ne le regrette pas aux vues du comportement de l'automobiliste qui m'a incendiée alors qu'elle était complètement en tort.

 



Le quatrième est un peu spécial. Une Renault 5 rouge passé avait très mal calculé son démarrage... J'étais dans un rond-point que je connais bien et qui présente de gros risques puisque les automoblisites ont pris la mauvaise habitude de ne pas céder le passage à gauche. J'étais donc extrêmement prudente et vérifiais toujours que les automobilistes m'aient vue avant de poursuivre. Cette fois-là, après vérification que le véhicule me laisse passer et après qu'un taxi circulant sur la voie BUS (c'est interdit au passage s'il n'est pas spécifié bus ET taxi) m'ait effectivement grillé la priorité, je m'engage vers la sortie. Sauf que d'un seul coup, j'ai senti ma roue arrière être complètement déviée et ai manqué de me vautrer... Le gars venait de percuter ma roue arrière et était parti sans demander son reste.

Bilan : une roue à changer.



 

Quant au dernier : il m'a laissée sur le carreau, vous êtes désormais au courant de l'histoire. Je circulais tranquilement à ma vitesse de croisière soit 45 km/h en descente quand une Renault Twingo vert d'eau dégueulasse (c'est quand même très moche comme couleur, non ?!) arrivant en face, a tourné d'un seul coup sans prévenir devant moi, me coupant la route et me laissant aucun choix si ce n'est celui de me démolir l'épaule sur sa portière passager  avant en tentant vainement d'adapter ma trajectoire à la sienne.

Il est intéressant de noter que cet homme habitait à une centaine de mètres du lieu de l'accident et que c'était le jour de son anniversaire...



 

 

Dix ans de pilotage intensif à raison de 7 500 km parcouru par an, il était peu probable qu'il n'y ait jamais aucun accrochage surtout quand on constate les trop nombreux comportements dangereux des automobilistes (souvent inconscients, c'est ça le pire) entre les ouvertures intempestives de portière, les clignotants en option, les dépassements ras du guidon, les "j'ai le temps" ou "je m'octroie le droit" (non, vous ne l'avez pas et vous ne le pouvez pas !) ou tout bêtement l'inattention qui peut coûter très cher...

J'avoue cependant - de par mon expérience de piéton-cycliste-automobiliste - que beaucoup de gens qui font du vélo (que j'appelle les cyclistes du dimanche d'ailleurs) sont totalement inconscients eux aussi : feu rouge grillé dans des carrefours très dangereux, dépassements à vive allure sur la droite quand il n'y a pas de place ni de piste cyclable, aucune lumière la nuit, etc. Autant de comportements à risque qui ternissent l'image des vrais cyclistes - dont je fais partie - qui savent que la route n'est pas leur fief mais un terrain de partage et potentiellement fatal.



 

Comme le dirait la sécurité routière : nous sommes tous responsables alors n'oublions pas que nous ne sommes pas  seuls à cramer notre gomme sur le bitume.

 

 

By Kypic

 

 

 

La phrase encore détournée de la fin par Alphonse Allais :

"Faut-il que les hommes soient bêtes de fabriquer des machines pour se tuer... Comme si on ne claquait pas assez vite tout seul !

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 21:55

"Ne te plains pas, il y a des enfants qui meurent de faim dans le monde."

Variante : "Il y a des gens qui meurent chaque jour."

"Et les gens en fauteuils roulant ?" C'est pire non ?"

"Tu sais, il y a pire ailleurs, soit content de ce que tu as."

   

Vous connaissez ce genre de lieux communs ou comparaisons gratuites qui sortent si facilement lorsqu'il n'y a aucune démonstration d'empathie envers l'interlocuteur qui plus est quand le sujet ne s'y prête absolument pas.

Ils ne valent pas mieux qu'un point GODWIN, ce fameux point décerné à celui qui, à court d'arguments, pose l'affirmation suivante : son opposant ne peut être que faschiste ou nazi.

  

Car il est facile de faire des comparaisons douteuses entre une situation qui touche personnellement et un problème - dont je ne nie ni ne dévalorise en aucun cas l'existence et l'importance - qui ne concerne pas directement sous un prétexte fallacieux de modestie souvent mal placée.

L'humilité, c'est savoir écouter les autres sans les juger, avec compassion et se taire si l'on n'est de bon conseil. 

Peu importe la gravité des problèmes. Parce que vouloir dédramatiser et surtout faire relativiser le problème d'un autre a un effet pervers même s'il est parfois insconscient : c'est davantage le dénigrer que de le résoudre.

Or, nous sommes dans la situation de cette fabuleuse citation de Claude Aveline qui se transpose autant à la souffrance qu'à la vie tout simplement : "La mort d'autrui soummet le vivant, résigné, aux lois inévitables ; la sienne, il la considère comme un assassinat."

Ainsi nous sommes tout bêtement plus concernés par ce qui nous arrive, c'est incontestablement logique.

Et quand quelqu'un a des soucis, il a besoin qu'on l'écoute, qu'on le comprenne et qu'on ne juge pas sa souffrance puisque lui seul peut savoir combien il souffre. C'est normal, il est le seul à souffrir de ce mal. Dès lors, il est inapproprié que l'on compare cette douleur avec une autre qui, non seulement n'est pas comparable - une souffrance est aussi unique que la mort sus-citée -, mais surtout ne le concerne pas. D'autant plus inapproprié quand on vient ensuite solliciter cette même oreille attentive et cette même épaule réconfortante pour nos propres problèmes...

  

Alors qu'il y ait pire ailleurs ne doit pas permettre de se vautrer sans remords dans une certaine médiocrité.

Tout comme cela ne doit pas inhiber ou discréditer la souffrance céans.

 Tout comme on ne doit pas oublier que s'il y a pire ailleurs, il y a mieux aussi.

 

 

Il faut enfin savoir qu'être en souffrance et demander implicitement ou explicitement une aide désintéressée ne nous rend pas moins humble si nous sommes capable d'en faire de même lorsqu'une âme en peine nous sollicite à son tour. =)

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par William Shakespeare :

"The worst is not so long as we can say : this is the worst."

"Le pire n'est point tant que nous pouvons dire : voici le pire."

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 15:15

Il est vrai que vous pourriez penser que mes sarcasmes sur le fonctionnement médico-légal et sur l'indemnisation des dommages sont exagérés n'ayant que cette brève information : le hérisson est victime d'un accident de la route. 

Alors revenons sur les conséquences de cette date fatidique où j'ai défoncé une portière de voiture à grand coup d'épaule lorsque le véhicule incriminé eût refusé la priorité (non mais ! ).

Et pour ceux qui se demanderaient : non, je n'ai pas pleuré.

J'avais même pensé que je n'avais rien avant que mon épaule ne suive pas le mouvement. 

 

Accrochez vous parce que c'est trèèèèèèèèès long et ce qui aurait du n'être qu'une simple banalité s'est transformé en un pas si joyeux bordel.

  

16/12/2008 :

 La wonder Kypic que je suis a donc fini sa soirée aux urgences - mais plutôt de bonne humeur, de toutes façons, c'est fait.  Une demi douzaine de radios plus tard, le verdict tombe : c'est cassé. Chic, c'est ma première fois (je suis très solide comme fille)

Le chirurgien que je ne verrai pas plus que mes radios (donc pas du tout) décide qu'il n'est pas nécessaire d'opérer et me laisse avec la récompense du brave guerrier : les anneaux de contention.

Ca ne durera que six semaines, roulez jeunesse ! (Ok, ça me fait chier mais je peux y survivre, ça n'est pas un problème)

 

Précision : les anneaux sont une machine de torture moderne - avant ils utilisaient les chambres à air de vélo - utilisée par les médecins qui ont la flemme de s'occuper de votre cas (ils sont très controversés car les résultats sont souvent peu satisfaisants). Ca fait excessivement mal, c'est très inconfortable et pour que ce soit efficace, il ne faut ni l'enlever ni bouger le bras durant le temps de consolidation (de toutes façons, bouger le bras avec une clavicule cassée, ça fait très mal aussi) : et on fait comment pour se laver et se changer ? DE-MER-DE-TOI !!!

 

29/12/2008 :

Je vois pour la première fois le chirurgien deux semaines plus tard et là, la question d'opérer se pose sérieusement ! Mais comme il n'est pas sûr, il décide de continuer le traitement orthopédique. A noter, je vois enfin l'une de mes radios :

SP A0025

 J'ai eu envie de dire : tout ça pour ce tout petit bout d'os de rien du tout ?!! Merde ! C'est même pas impressionnant.

Oui, mais le corps humain est vicieux, ce petit bout de rien du tout est super important puisque c'est là que tous les ligaments sont accrochés (vous verrez pourquoi j'en parle) et c'est par là que passe toute la tuyauterie du bras...

 

30/01/2009 :

Je revois le chirurgien après 6 semaines d'anneaux. Six semaines ? Mais ça veut dire que c'est fini, c'est ce qu'ils m'ont promis !!! 45 minutes d'attente - toute seule - dans son bureau avec ma nouvelle radio en pleine face.

Je me rends à l'évidence : ça n'a pas bougé d'un poil, il va falloir passer par la case charcutage. (Bon, ce n'est pas ma première fois mais je n'avais pas spécialement envie de me faire ouvrir l'épaule).

Le chirurgien arrive, m'osculte - allongée O.o - et se félicite : ça s'englue (j'ai cru qu'il parlait de sa cervelle au départ), vous pouvez retirer les anneaux et on peut vivre avec une clavicule cassée à vie, ce n'est pas un problème.

 

Je suis juste quelqu'un de très sportif et je suis ambidextre ; je doute que deux centimètres soient si peu problématique...

D'autant que j'ai très mal en permanence (j'insiste là dessus parce que je me rendrai compte au fur et à mesure que les médecins en ont strictement rien à foutre de la douleur de leurs patients). Et n'étant pas douillette pour deux sous (si vous saviez le nombre incalculable de fois où je me suis fais mal : traumatisme cranien, nez cassé, entorses multiples - j'ai réussi à m'en faire une au coude -, etc. bref, je suis une casse-cou (ille aussi)) quand je dis très mal, c'est que j'ai trèstrès mal.

 

En tout cas, il y a une chose sur laquelle on ne m'avait pas menti : 6 semaines et c'est fini. Peu importe le résultat - mais ça, ils ont oublié de le mentionner.

 

11/03/2009 :

Je vois un autre chirurgien (je passe le deuxième avis qui me paraît aussi stupide que le premier). Là, mon sacro-saint sauveur : "ah nan, ça ne s'englue pas *tête interrogative : qui a pu sortir une connerie pareille ?*, il faut opérer rapidement."

Il me fait faire une radio avant le passage sur le billard :

SP_A0030.jpg

Effectivement, ça avait bien l'air de s'engluer cette affaire. Comme dirait un ami : "C'est comme si tu collais deux feuilles ; tu peux y mettre autant de colle que tu veux, si elles ne se touchent pas, ça ne collera pas."

Et je suis restée courageusement , certes, malgré moi, 4 mois comme ça !

 

27/03/2009 :

Je me fais enfin charcutée pour mon plus grand plaisir, c'est mon septième passage, chiffre porte-bonheur. Ou pas ! Je suis vite virée de l'hosto : 20 heures, même pas une journée complète ; pour le traitement de la douleur, on repassera.

C'est à partir de ce moment que je craque tellement j'ai trop mal depuis trop longtemps.

Mais aussi parce que cette opération n'a pas l'effet escompté et j'apprendrai surtout beaucoup plus tard qu'en plus de la fracture, j'ai eu une luxation : les ligaments ont été endommagés... On s'est bien gardé de me le dire.

Voilà ce qu'a donné la première intervention (j'avoue que quand j'ai vu la première radio, je me suis demandée comment ce truc pourrait tenir un mois... C'est simple, ça n'a pas tenu \o/) :

 clav-post-op.JPG

 

"On vous avait bien prévenu pourtant qu'il y avait de gros risques que ça ne fonctionne pas !" Me dit l'expert pas plus tard qu'il y a trois semaines...

Ben non, surtout lorsque le chirurgien, à l'époque, vous regarde d'un air accusateur : "Vous avez fabriqué quoi ?!"

Je me suis tapé un golf avec mes amis juste après être sortie de l'hosto... >_> Ben rien, j'ai souffert dans le canapé de Big Mother, c'est tout.

 
23/04/2009 :
Opérée en urgence (5 mois après les faits, c'est ironique), on pose plaque et vis.
Je reste 3 jours à l'hosto cette fois-ci (no comment) et passe 1 mois de plus immobilisée.
Ca fait un total de 6 mois sans bouger le bras, c'est très dur.
D'autant plus quand vous avez quelque chose qui appuie en permanence sur la fracture (que ce soit les anneaux, les attelles ou tout bêtement les vêtements, s'habiller léger en hiver, c'est difficile et je ne vous raconte pas pour le soutif - surtout quand la nature vous a trop donné). Comme pour rappeler où vous avez bien mal au cas où vous l'auriez oublié. 
 
Je commence ma rééducation et on peut enfin découvrir l'étendue des dégâts : après trois mois de balnéothérapie, je ne lève pas mon bras au dessus de l'épaule... Impossible.
 
 Je ne parle pas de la dernière opération (08/06/2010) pour l'ablation du matériel : c'était une pure rigolade comparé à toutes celles que j'ai pu avoir avant. Toutefois, c'est après celle-ci que j'apprends la sombre histoire de luxation et que je vois les médecins se renvoyer la balle : "mais non, ce n'est pas une luxation, c'est juste un discret écartement articulaire." Amusez-vous à chercher la définition de la luxation...
  luxation
 Notez que tout n'est pas négatif : ma clavicule a retrouvé une tête de clavicule
On voit même les cinq trous de vis (bon trois d'ici).
Néanmoins, ca ne changera plus puisqu'au moment où j'écris, j'en suis toujours au même niveau malgré tous mes efforts (kiné, ostéo, acupuncture, décontractants, mobilisation du bras, etc.).
Et surtout ! J'ai mal. Tout le temps. Tous les jours. Ca ne s'est jamais arrêté et j l'ai toujours exprimé : j'ai mal quand je bouge, quand je ne bouge pas. Au point que je n'en dors pas ou très peu. Au point où ça en est usant.  Je ne vous fais pas la liste, ce serait trop long pour ce billet déjà bien fourni.
 
Nota Bene : Mon cas était un cas chirurgical dès le départ. Sujet jeune, très sportif et actif, fracture du quart externe (ce tout petit bout d'os) déplacée avec luxation : tout indiquait une opération rapide pour moins de séquelles.
 Et quand je demande aux chirurgiens renommés : "Moi ?! Je vous aurais opérée de suite... ... Mais ce n'est pas illogique."
 
Tout ça, ce n'est que l'aspect médical.
Au moment de l'accident, j'étais pile entre deux CDD, ça complique encore plus les choses.
Je n'ai pas perdu que deux ans et demi (voire plus), la fonctionnalité de mon bras ou mon sommeil avec.
J'ai perdu les trois quart de mes loisirs et quand ils ne sont pas perdus, ils sont altérés : le VTT, la musculation, la moto, les sports en général (j'arrive à pratiquer l'aïkido mais qu'à 50%), j'apprenais à jouer de la guitare, je dessinais, etc.
J'ai perdu ma vocation professionnelle. Et je perds encore beaucoup : je ne peux plus faire n'importe quel boulot (j'ai essayé pourtant, allez envoyer un CV avec plus de deux ans sans aucune activité, même la lettre de motivation ne sauve pas la mise) et je dois me réorienter.
J'ai perdu des diplômes pour ne pas avoir pu les recycler.
J'ai perdu la quasi totalité de mon épargne à vivre qu'avec 600€ par mois pendant près de deux ans (avec de gros décalages qui m'ont laissée parfois deux mois sans rien toucher).
Mais le pire, c'est que je me suis perdue ; pas entièrement, il me reste mon esprit mais vous savez ce qu'on dit : "un esprit sain dans un corps sain"...
Je vous laisse le soin d'imaginer ce que peut être mon esprit aujourd'hui.  
 
 
 
By Kypic
 
 
 
La phrase totalement détournée de la fin par Gilles Deleuze :
"Et nous réclamons le droit d'une légèreté et d'une incompétence radicale, celui d'entrer dans le cabinet de l'analyste et de dire : ça sent mauvais chez vous."
 
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 12:49

Je ne sais pourquoi, mais cette publicité - aussi irritante que Juvamine (celle-ci, c'est pour un autre billet) - me vient en tête.

Peut-être est-ce parce qu'on m'a posé cette excellente question hier et encore une fois ce matin : "Peut-on vraiment soulager la souffrance endurée avec de l'argent ?"

 

J'y avais déjà répondu puisque je me suis déjà posé la question : non, tout l'argent du monde ne soulagera jamais les douleurs qu'elles soient antérieures, actuelles ou futures.

Jusque là, nous sommes d'accord, ça reste logique. 

 Seulement, il y a des manières de dire les choses et cette interrogation malgré toute sa pertinence mérite un arrêt sur image : cela veut-il pour autant dire que comme aucun denier ne peut soulager la douleur, il est donc concevable de ne pas indemniser cette dernière à sa juste valeur ? Parce que c'est effectivement sous-entendu très fort comme tel.

 

 Alors soit, l'argent ne fait pas le bonheur et ne guérit pas les douleurs (notez la rime) mais j'aimerais croire qu'il y a des limites à l'indécence, surtout lorsque l'objectif est de compenser (def : Faire équilibre à un fait ou un effet, généralement négatif ou défavorable, par un effet opposé.)...  Et l'indécence à un prix : 20 euros maximum par jour pour ceux qui sont au bord de l'agonie, 2 euros minimum pour les autres, devinez où je suis placée. Je vous laisse réfléchir à la stabilité de cet équilibre, moi, ça me laisse perplexe.

 

De l'éosine, un poutou sur le bobo et au pire vous avez une Chuppa Chups quotidienne, au mieux vous avez le paquet. 

 

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Pierre Corneille :

"Loin de me soulager, vous croissez mes tourments."

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 21:58

Depuis un certain moment, je suis effarée par le manque de professionnalisme de beaucoup de rédacteurs (il faut appeler un chat un chat : ce ne sont plus des journalistes à ce niveau).

 

 Entre sujets répétitifs (la liste des articles Escherichia Coli sur LePoint.fr par exemple, mais DSK ne s'en sort pas mal non plus sur Slate.fr), affirmations non avérées pour des titres racoleurs (l'innocent comcombre tueur), manque total d'impartialitébanalités déconcertantes (voir ci-après),  sujets traités par dessus la jambe - quand ils sont traités - (pas de contexte, pas de recoupements, pas d'informations approfondies),  et surtout maîtrise approximative de l'expression écrite ou orale, on arrive à un journalisme amateur peu crédible.  

 

Et quand le journalisme de comptoir  sort des banalités presques absurdes, ça donne ça :

 

- "Aujourd'hui, cette nouvelle arrive alors que personne ne s'y attendait. "

Pour la mort de Ryan Dunn, membre des Jackass, décédé suite à un accident de la route... C'est sûr qu'un recommandé avant les faits aurait été plus judicieux. Je vous passe l'éloge faite à feu Ryan Dunn en évoquant explicitement sa plus "remarquable action en tant que Jackass" comme s'il fallait en tirer une certaine fièreté : l'auto introduction anale d'une majorette...

 

- "Il n'y a guère que les cigales qui ne semblent pas perturbées par le drame qui s'est produit lundi après-midi. Dans les pins qui entourent le collège Voltaire, elles continuent de faire vibrer leurs cymbales."

Pour l'agression ayant entrainé la mort d'une collégienne... Le soleil brille, les oiseaux chantent, les fleurs sont belles et les gamins de quinze ans frappent à mort les gamines de 13, c'est dans la logique réthorique. Pour un billet de cette nature, les effets de style sont inconvenants surtout quand ils sont mauvais et incongrus. D'ailleurs, cet article est bourré d'informations soit inutiles, soit orientées ("il s'est cru être le chef de famille"... belle preuve de partialité que de citer ce passage) en étant le moins factuel possible.

 

- "[...] elle s'est écroulée mortellement"

Le 21 juin 2011 au JT de 20 heures sur France 2 pour le même fait divers que ci-dessus. Les figures de style avec adverbe, d'accord ; mais quand ça reste pertinent et juste... Il est impossible que le simple fait de s'écrouler provoque la mort.

 

- "Mort après un repas au Mc Donald's : soignée pour une angine, la victime a succombée à un oedème du poumon."

La suite est encore mieux : "Le jeune homme de 22 ans décédé dimanche une semaine après un repas au Mc Donald's  a succombé à un oedème pulmonaire, a indiqué ce mardi le procureur de Marseille Jacques Dallest. Aucun lien de causalité entre le décès et le repas pris par la victime, sans antécédents médicaux, n'a toutefois été formellement établi."

Outre le titre qui prête à sourire quant au raccourci (hélas pas pour le défunt, mes hommages à la famille), le premier paragraphe n'est guère mieux : on se demande en quoi un "big mac" serait à l'origine d'un oedème pulmonaire fatal, surtout une semaine après. Quand on rédige un article, il vaut mieux savoir en gérer le contenu et relater les faits dans leur chronologie afin qu'ils restent cohérants lors d'une lecture ignorante.

 

- La dernière expression, un superbe pléonasme, que je lis très souvent dans les faits divers et qui me fait sourire à chaque fois : "tentative d'homicide volontaire".

J'ai envie de dire que s'il y a tentative, c'est indubitablement volontaire...

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Gustave Flaubert :

" L'esprit public me semble de plus en plus bas. Jusqu'à quelle profondeur de bêtise descendrons-nous ?[...] Je suis sûr que vous me trouvez grincheux et que vous allez me répondre : Qu'est-ce que tout cela fait ? Mais tout fait ! Et nous crevons par la blague, par l'ignorance, par l'outrecuidance, par le mépris de la grandeur, par l'amour de la banalité, et le bavardage imbécile."

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 18:50

Vous vous souvenez ? On en était à la fin de la réunion privée ACN.

Et voilà, le ticket pour la réunion publique est donné.

Vous avez deux choix : soit vous êtes encore lucide et vous n’y allez pas, flairant l’affaire pas nette à plein nez ; soit vous y allez pour vous faire une idée plus concrète de l’arnaque (l’issue de cette réunion n’appartient qu’à vous). Vous avez aussi le choix et le droit d’y croire mais là n’est pas le but de ce billet.

 

Premier mensonge : les horaires.

On vous avait vendu cette réunion comme « Il y a pire que perdre une heure et quart dans votre vie ? Heure et quart qui peut être décisive ! » Exact, c’est pire d’en perdre deux qui n’auront rien changé à votre vie.

L’horaire de début n’est pas le bon et vous patientez 20 minutes avant de vous inscrire comme invité.

 

Invité ? Première nouvelle !

Au fait, invité par qui ?

Votre ami ?

Que nenni ! Une personne que vous ne connaissez ni d’Eve, ni d’ACN. Deuxième nouvelle !

Personne que vous rencontrez  pour la première fois sans même vous en rendre compte à l’entrée de la salle de réunion. Il est d’ailleurs intéressant de voir la vitesse fulgurante à laquelle vous vous faites des amis : en l’espace de 2 minutes et sans connaître autre chose que le prénom tout en sachant que cette personne ignore tout à fait le vôtre vous devenez ami du représentant qui vous a invité inconsciemment par l’intermédiaire de votre véritable ami de départ - lui-même invité par son parrain, lui-même invité par, etc.

Cette société fait des miracles : elle ne fait pas que gagner de l’argent, elle rapproche les gens sans qu’ils ne le sachent !!!

 

La réunion commence et on vous ressort le même discours que lors de la réunion privée.

Autant dire que vous n’en apprenez donc pas plus sur le fonctionnement d’ACN en tant qu’entreprise. En revanche, vous en apprenez largement plus sur le plan marketing et sur la communication.

Tout y est une fois de plus et même en chair et en os :

 

·         Les adhérents divers et variés qui ont gravi les échelons en peu de temps ;

·         Le simple investissement qui vous permet de ne « plus avoir de réveil » et de gérer votre travail et votre vie ;

·         Le discours adapté pour tous ;

·         Et l’immense joie d’avoir l’impression d’être finalement… tout seul…

 

Ah, tout n’y est pas.

Si vous avez l’œil perçant d’un aigle, vous repérez la faille : dans le discours, vous n’y entendrez que des « moi, je » et dans la salle vous vous apercevrez que la plupart sont déjà chez ACN.

Quel intérêt donc de faire une réunion d’information si les trois quart du public sont déjà informés et membres qui plus est ?

Astuce vieille comme le monde : il est plus simple de convaincre quand vous avez une foule de convaincus.

C’est là où le système de racolage recrutement est vicieux.

On vous donne l’illusion que c’est l’opportunité de votre vie. On vous explique également à quel point ce n’est pas qu’un simple complément de salaire (« Plan B qui se transformera en Plan A parce que vous vous rendrez compte que c’est ça l’avenir !!! ») mais surtout une aventure humaine qui vous permettra de grandir spirituellement.

 

A ce moment, si vous n’avez pas encore compris où est l’arnaque… il va sans dire qu’une fois l’argument de l’aventure humaine avancé, nous ne sommes plus très loin d’un mouvement de secte. Le gros mot est lâché.

Parce que rentrer dans ACN, c’est voyager (à vos frais, nous ne vous l’avions pas précisé ? My bad, quel étourdie…), rencontrer des gens qui ont la même envie (soit de se remplir les poches en ne faisant rien ou presque), c’est rencontrer de très loin le sponsor audio (appelé aussi porte-parole) Donald Trump et voir des shows à l’américaine où les meilleurs arrive sur un trône et se voient offrir une bague d’une valeur – dit-on, mais rien n’est jamais sûr – de 36 000 $.

 

Passons ce détail important pour arriver sur le clou de la communication : les exemples à la pelle et les témoignages sans preuves ni chiffres.

Le ballet des « moi, je » a enfin commencé : le seul intérêt est le profit personnel.

Vous aidez parce que ça vous rapporte et on vous aide par opportunisme. On est tout de même très loin d’un esprit d’équipe largement avancé comme argument.

Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié que l’esprit d’équipe, c’est avoir un objectif commun et de s’unir pour y arriver. Je précise également qu’une addition d’objectifs personnels identiques ne fait pas un objectif commun et s’unir pour un objectif personnel ne fait pas une équipe…

Ce magnifique raisonnement – pas faux dans l’absolu, nonobstant le caractère lucratif de l’affirmation - matraqué sans cesse lors de la réunion en est la preuve : « Les meilleurs font le maximum d’argent. Êtes-vous les meilleurs ? Il n’y a que vous pour le décider ! »

 

Si c’est cela qui les font grandir humainement, alors cette humanité n’est pas la mienne.

 

S’achève ainsi la réunion et vient le moment où l’on vous remet – toujours sans obligation, que de considération – les contrats légalement obscurs qui vous uniront avec ACN mais vous mettra en porte-à-faux avec votre futur parrain et ex-ami le jour où le château de carte s’effondrera.

 

 Soulagement, c’est fini. Mais d’un coup d’un seul, ça vous revient ! Il est où le 14ème européen ?

Soit il a brillé par son absence, soit il a brillé par sa communication.

En tout cas, sa brillante apparition n’aura eu d’égal que l’intérêt que j’ai porté, ce soir là, aux promesses exaltées des membres du clan ACN. Soit le zéro absolu.

 

On vous promet de devenir quelqu’un mais devenir quelqu’un parmi des milliers de quelqu’un revient à devenir personne. Voilà ce que vous vend ACN.

 

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Ernest Hemingway :

« La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques. »

 

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:20

Ca fait un petit moment que j'ai envie de parler de ce sujet (je reste un hérisson, je ne suis pas toujours rapide !).

 

Quand un certain ministre - appuyé de quelques voix politiques - s'attaque à un système de solidarité dont il profite allègrement, j'ai juste envie de rire. Il est amusant de savoir qui parle de quoi...

En effet, il est facile de parler d'assistanat quand son propre salaire plus que correct, sa pension à vie de retraité politique plus qu'indécente et tous les privilèges plus qu'inappropriés (voiture, chauffeur, logement, etc.) vient de l'argent de ceux qui triment.

 

A ce genre de personnes, j'ai très envie d'exposer mon expérience et de montrer à quel point je me sens vraiment assistée.  

 

Avant le jour où je me suis retrouvée en carpette sur la chaussée, je n'avais jamais eu trop de problèmes pour bosser ou trouver un travail même si je n'ai jamais gagné au dessus du smic et bien souvent en dessous. (Ainsi avec bac+3 avec mention, j'ai droit à 90% du smic. On m'avait dit qu'il fallait faire des études pour gagner plus et avoir un bon taff, on a juste oublié de préciser que c'était pour atteindre le smic au bout du Master et être manager chez McDo.)

Après ce jour et encore aujourd'hui, je suis confrontée à la vraie précarité.

Pas celle des chiffres et du pouvoir d'achat : celle qui bouffe toute ton épargne, celle qui t'empêche de changer de futal ou de pompes quand ils sont troués - même si c'est la mode, il y a des trous qu'il faut éviter -, celle qui ne te permet pas beaucoup de loisirs ("on se fait un ciné ?" "Euh, je préfère manger cette semaine..."), et surtout, celle qui t'interdit de trouver du travail... 

 

Aujourd'hui, reconnue handicapée après 10 mois d'attente, j'attends (encore, ce que je peux être patiente) un rendez-vous avec Cap emploi pour avoir un autre rendez-vous afin de faire un bilan de compétences. (j'adore le concept de prendre un rendez-vous pour prendre un rendez-vous, il n'y a que les français pour inventer un truc pareil) Tout en sachant que le RDV suivant sera pris au minimum trois semaines/un mois après le premier et qu'un bilan de compétences s'étend sur minimum d'un mois et demi à raison d'une heure par semaine. (d'accord, la rumeur dit que les français sont des gros flemmards et je n'ai jamais été une mathématicienne aguerrie mais on est un poil très très loin des 35 heures hebdo là... Non ?) Après tout ça, je vais pouvoir envisager un projet, ensuite je pourrais me former - si j'ai des sous, le nerf de la galère -, puis je pourrais chercher du travail et, peut-être, ♪ Un jour mon taff viendra... ♪

 

"Bonjour, j'ai normalement un RDV à venir avec Cap emploi mais je n'ai pas de nouvelles depuis deux semaines et j'aimerais bien que ça avance."

"Ah oui mais nous n'avons rien de libre avant fin août, c'est les vacances !" ... Ok, ben moi, je ne suis pas en vacances, je n'en ai même pas les moyens.

 

Conclusion, rien de concret avant très longtemps et comme les formations commencent généralement en septembre, je suis bonne pour redoubler en 2012... Bah, de toutes façons, en 2012 "on va tous mûrir" (notez la double référence) donc pourquoi je m'emmerde à chercher du taff ? Hein ??! 

Bref ; ça, c'est juste le problème temporel...

 

 

S'il faut des mois pour les plus chanceux et des années pour les autres, il faut surtout du blé !!!

Quand on cherche du travail, c'est pour pouvoir payer le loyer, les courses ou la voiture pour les plus riches des pauvres...  Mais quand chaque boulot demande désormais des qualifications spécifiques dont les formations sont payantes, ça devient carrément paradoxal : à raison de quelques milliers d'euros la formation de deux ans ou de centaines d'euros la formation de deux semaines, on arrive à une logique implacable :

Si tu n'as pas de tunes, tu n'as pas de boulot.

Si tu n'as pas de boulot, tu n'as pas de tunes.

 

Qui du boulot ou des tunes arrivera en premier ?

  

Alors, j'avoue qu'entre deux RDV, Messieurs dames les bienpensants, j'ai effectivement bien plus que 5 heures hebdomadaires mal payées à ne rien foutre.

Néanmoins, j'ai pourtant une question qui me turlupine : à qui la faute ... ?

 

 

 

By Kypic

 

 

 

La phrase de la fin par Henri Bergson :

"Assistez à la vie en tant que spectateur ; bien des drames tourneront à la comédie"

 

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