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  • : L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
  • L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
  • : La bataille faisait rage. L'ennemi, fourbe et vicieux, frappait sans relâche usant toutes les ruses qu'il connaissait mais le vaillant hérisson n'avait pas encore rendu son dernier souffle.
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 06:34

Qui avait bêtement perdu les clefs de son terrier virtuel...

 

Vous avez le droit de me huer... car non seulement je savais qu'un jour cette mésaventure finirait par arriver mais en plus je n'ai rien fait pour l'éviter par pure paresse.

Serait-ce une invitation à réfléchir sur mon côté procrastinateur ? Ce ne serait pas improbable...

 

Bref ! Après deux mois de vadrouille (qui feront l'objet d'un récit digne d'un roman d'aventure) et deux mois de "comment réussir à se connecter quand même mon identifiant refuse de se faire connaître ?"  (Qu'on oublie le mot magique, passe encore ; quand son identifiant est marqué invalide, comme on dirait familièrement : "là, ça craint !"), j'ai enfin réussi à réinvestir ma demeure sur la toile et vous informe par la même occasion que j'ai connaissance de vous remarques et de vos commentaires.

 

Je vous répondrais plus tard (j'ai encore un long chemin de rédemption à parcourir sur les terres de la procrastination), je suis actuellement en plein marathon d'Aïkido pour faire honneur au guerrier que je suis.

Mais promis, je ne vous oublie pas, et vous savez à quel point je tiens mes promesses. ;)

 

 

Mata ne !

 

 

By Kypic

 

 

 

 

La phrase de la fin par  Jacques Chardonne :

"La paresse est nécessaire. Il faut la mêler à sa vie pour prendre conscience de la vie." (au moins de ses erreurs, aurais-je envie de rajouter...)


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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 22:42

 

De grade "Kaporal"(1)

D'âme Samurai

 

 

Pour les connaisseurs et connaisseuses de western spaghetti, je fais référence au film "Mon nom est Personne" et à quelques traits particuliers analogues à ce qui va suivre (à vous de les trouver). C'est d'ailleurs une heureuse coïncidence que ce long métrage fut diffusé ce soir même me donnant l'inspiration nécessaire à ma plume.

 

Il y a de cela quelques mois (dans Paroles, paroles, paroles), je vous promettais de présenter mes disciplines : l'Iaido et l'Aïkido.

 

Je prouve encore tenir mes promesses et d'autant plus car j'ai reçu l'immense mais inattendu privilège d'intégrer officiellement le clan des samurai modernes samedi dernier (soit hier).

Inattendu ?! En effet, je suis simplement allée trouver le sensei (def : maître) pour savoir quelle était son opinion sur mon évolution d'apprentie depuis déjà trois ans. Quoi de mieux qu'un passage de grade afin de mesurer ses performances ?

Me voilà sans plus tarder et sans préparation aucune, prise au dépourvu, embarquée dans ce combat face au seul véritable adversaire de la vie : soi-même.

 

 

Qu'est-ce que l'Iaido et l'Aïkido ?

 

Ce sont deux art martiaux très différents et très proches à la fois.

Le premier est l'art de dégainer le sabre d'un seul geste juste se décomposant en kata, art développé vers le 17ème siècle à l'époque Edo lorsque les samurai n'avaient plus de raisons d'être guerriers pour les différents Shogun (def : seigneur) puisqu'à cette époque, le Japon devenait complètement unifié sous la dynastie des Tokugawa, libéré des guerres de clans.

Ils abandonnèrent ainsi leurs armures et étudièrent la manière parfaite et efficace qu'il soit de porter, dégainer, couper avec leurs lames. C'est aussi l'époque où abondèrent les rônin, samurai vagabonds qui ternissairent l'image du samurai fidèle à son maître et à sa cause.

Il existe plusieurs écoles, la mienne étant Muso Shinden Ryu. Et comme une image (une vidéo en l'occurrence) vaut mille mots :

 

 


 

 

Concernant le deuxième, cette discipline est la création de Morihei Ueshiba (O Sensei), grand homme de l'art du combat qui inventa l'Aïkido comme une alternative aux autres disciplines martiales dont l'objectif initial est la mort - rapide si possible - de l'adversaire.

L'Aïkido signifie la voie (Dô) de l'harmonie (Aï) des énergies (Ki) et est principalement un art de défense et de vie ; jamais un Aïkidoka n'engage le combat ni ne se bat pour tuer. En revanche, il se doit de dévier les forces en action contre lui pour éviter une atteinte à son intégrité mais sans s'y opposer. Car s'il y a opposition, il y a confrontation ; s'il y a confrontation, il n'y a plus d'harmonie.

L'Aïkido est également un art qui s'inspire et s'instruit largement du travail aux armes en particulier le katana et autres lames portées par les samurai.

 

 


 

 

Si j'attache autant d'importance à devenir samurai, c'est en grande partie pour la voie qui me semble être la plus juste et la plus saine à suivre, malgré toutes les difficultés qu'elle présente.

Ainsi, je porte le hakama pour ne pas oublier et déshonorer celle-ci puisqu'il la symbolise de par ses plis. 


Les traductions des Kanji de la symbolique des plis varient, certaines intègrent le courage, la justesse, la modestie ou l'humilité. Je pense que seul un japonais saura différencier le vrai du faux sans toutefois pouvoir  l'exprimer : il ne me semble pas d'une grande importance de s'y attarder car toutes sont inhérentes au code.

Les valeurs ne peuvent être traduites par des mots, elles le sont par les actes.

Je vous donne la plus répandue en Aïkido :


  •  Jin : bienveillance, générosité

"Il faut veiller à ne pas causer de troubles ni pour soi, ni pour autrui."

Dans la pratique, il s'agit de ne pas perturber la technique.

Force est de constater que, dans la vie, malgré l'enseignement d'Aïkido qui doit m'instruire autant sur le tatami qu'en dehors, cette vertu est mise à l'épreuve par les dernières batailles engagées et que je suis encore loin du succès auprès de certaines personnes.

Néanmoins, je me pose sincèrement la question : en sont-elles réellement dignes ? Dans le cas contraire, et même si ces personnes ne se privent pas pour me troubler, est-ce une raison pour en faire autant ?


  • Gi : honneur, justice

"Il implique être fidèle à sa parole, à ses engagements et à son idéal."

Certainement l'un des principes fondamentaux qui régit ma vie et mes actes, d'où une certaine comparaison récurrente avec Don Quichotte de la Manche, qui malgré son adoubement hasardeux et sa crédulité légendaire, est bel et bien un chevalier dans l'âme. Une vertu que j'applique sans faille ; peut-être trop d'ailleurs quand il s'agit de l'idéal.


  • Rei : politesse, courtoisie, étiquette

"Expression sincère de l'intérêt porté à autrui, quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes et d'attitudes pleines de respect."

Deuxième ligne de vie à laquelle je suis très attentive.

J'espère être un tant soit peu méritante de ce titre mais rien n'est moins sûr puisqu'il est perçu d'abord par autrui. Je peux, en pensant être courtoise, absolument ne pas l'être aux yeux des autres par ignorance ou inadvertance. 

 

  • Chi : sagesse, intelligence

"Aptitude à n'accorder aux choses et aux événements que l'importance qu'ils ont réellement, sans passion qui trouble le jugement." >.> Oui, bon...

Il y a bien ce sujet (mais si vous savez très bien de quoi je veux parler !!!) qui me ronge l'esprit, peut-être même l'âme. Mais suis-je vraiment dans le faux ou alors lui accorderais-je l'importance qu'il mérite ? Car il est difficile de connaître la frontière entre le degré d'importance pour soi et celui des autres...

Peut-être faut-il alors aborder tout événement comme s'il ne nous affectait en aucune façon ?!

Hélas, je suis une fois de plus en défaut sur ce pli que j'associerais avec l'humilité ou la modestie.

En aparté : j'aime à dire, souvent avec sarcasme, que "la modestie n'empêche pas la perfection", cela se vérifie dans ces vertus car il faut à la fois rechercher la perfection et s'en montrer digne.

 

  • Shin : sincérité, confiance

"Sans elle la pratique n’est qu’une simulation, voire une gesticulation inutile. Si on n’est pas sincère dans son travail, son respect aux autres, ses attaques, on se ment et on ne permet pas aux autres de progresser. L’engagement doit être total, permanent, sans équivoque, car nous savons tous que l’illusion ne peut perdurer longtemps devant les exigences et le réalisme de la voie, et le regard des autres."

Une voie que j'essaie de suivre avec d'autant plus de sincérité (^^) mais elle est à double tranchant. La confiance n'est possible que dans le respect, or, certains individus ne considèrent pas le respect comme une doctrine. Il n'est donc pas possible de faire confiance à tout le monde ce qui introduit une qualité indispensable au samurai : la vigilance. Et en matière de vigilance vis-à-vis des individus, j'ai apparemment quelques lacunes.   

Heureusement, la sincérité s'effectue dans l'acte ou les paroles mais n'oblige ni à agir, ni à parler.

Je crois être une personne de confiance (du moins, m'a-t-on souvent décrite comme telle) et aussi sincère que possible.


  • Chu : loyauté, respect

"Voilà bien une valeur en voie de disparition dans notre société contemporaine, alors que l’argent ou les attraits du pouvoir permettent d’acheter les consciences et donc les loyautés. Cette valeur est pourtant la clé de voûte de nos arts martiaux : loyauté envers son professeur, envers les règles internes de son école, envers ses aînés, envers son dojo, envers ses armes et ses habits, envers le kamiza, et bien sûr envers le fondateur. C’est là le reflet de la rectitude du corps et de l’esprit du pratiquant."

Nous y venons à cette notion de respect perdu...

Sans respect, pas de loyauté ni de sincérité ; sans sincérité, pas de confiance ni de courtoisie ; sans confiance ni courtoisie, pas de bienveillance ni de générosité. Sans tous ces idéaux, pas d'honneur ni de justice.


  • Ko : piété

 "Il faut comprendre piété dans le sens de respect profond et authentique des bases techniques, des codes, de son art martial, des aspects spirituel, historique et philosophique qui sous-tendent l’Aïkido."

Piété est un concept basé sur le fait d'être discipliné et donc de suivre les six autres vertus ainsi que l'enseignement malgré les difficultés et les échecs. Pour moi, cette vertu induit implicitement la notion de persévérance et de courage.


 

 

 

Voici mon code, mon idéal.


Concepts que je tente de respecter et de transmettre à chaque instant et qui sont désormais pleinement plébiscités par mes ainés.

Cependant, mes pères d'Iaido étaient désolés de ne pouvoir me donner le 1er Dan (ce qui correspond grossièrement à la ceinture noire) et de ne m'accorder seulement que le 1er Kyu (ce qui correspond grossièrement à la ceinture marron). Or, et inconsciemment dans l'optique du Chi, je n'étais pas déçue ni de mon travail bien qu'il ne fut pas parfait, et loin de là, ni du grade obtenu car ils étaient justes. 

 

J'ai réussi, malgré mon point faible qu'est l'épaule gauche et tout ce qu'elle implique en terme de douleur, de frustration, de batailles et d'engagements plus ou moins justes, à tenir mes promesses envers mon art de combattre et mon art de vivre. Jamais je n'ai renoncé, jamais je n'ai relâché, jamais je n'ai abandonné.

Je crois que bien avant d'avoir mon âme, ma lame entre mes doigts, bien avant d'en connaître l'existence et le code, j'étais alors déjà samurai.

 

Je suis ainsi honorée d'être aujourd'hui reconnue et intégrée parmi mes semblables.


 

 

De grade "Kaporal"(1) : Un ami me surnomme Kaporal Kypic pour cette très logique raison matérielle : je porte en permanence et depuis des années une ceinture originale de la marque.

 

 

By Kypic

 

 

 

Je n'ai su choisir car elles reflètent elles deux parfaitement le samurai ; les phrases de la fin, la première par Miguel de Cervantès et la deuxième tirée du film Le Dernier Samurai :

"Mon honneur m'est plus cher que ma vie."

"La fleur parfaite est une chose rare. On pourrait passer sa vie à en chercher une, et ce ne serait pas une vie gâchée."

 


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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:34

Ce matin, la sonnette de l'interphone a retenti m'extirpant de force de mon sommeil déjà suffisamment chaotique à l'origine.

 

Une voix frêle mais déterminée appartenant sûrement à une jeune femme m'accueillit et me demanda si je connaissais la Bible.

Qui ne connait pas la Bible, même sans l'avoir lu (ce qui est d'ailleurs mon cas) ?

Elle me proposa ainsi d'inviter Dieu chez moi (Oh, joie !) et d'en lire sa plus grande oeuvre. Je lui répondis que je n'étais pas chrétienne ni croyante et que cela ne m'intéressait guère d'avoir une lecture orientée par quelqu'un de convaincu pour la simple et bonne raison que cela fausserait mon interprétation, préférant voir et comprendre par moi-même.

Nota Bene : je suis agnostique par conséquent sceptique ne pouvant ni confirmer ni infirmer telle ou telle hypothèse quant à la création du monde. Je respecte également les religions et leurs pratiquants dans la mesure où ces derniers sont réciproquement respecteux et tolérants.


Je m'avancerais sûrement sur une pente glissante si j'affirmais qu'elle en fut quelque part peinée. Néanmoins, certainement dans le désir de me diriger sur la "bonne" voie, elle m'interrogea sur comment je voyais alors l'avenir...

 

Je n'eus point le temps de répondre que je n'avais pas la prétention de voir l'avenir et que je préférais en revanche le construire ; nous fûmes interrompues avant par l'interphone lui-même.

 

Je ne saurais vous dire si elle crut être en présence d'une hérétique ingrate, les apparences sont parfois trompeuses mais les soupçons sont autorisés tant pour elle que pour moi-même. Cependant, je me pose ironiquement mais sincèrement la question : était-ce la manifestation d'une intervention Divine ?

 

Les voies du Seigneur sont impénétrables, dit-on...

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Saint Athanase :

"Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu."


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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:47

Parfois, je me sens vraiment éloignée des attentes de la société...

 

Suite à une émission faisant état d'une augmentation de ce genre de sujet et puisque ce soir un autre épisode de Top Chef est diffusé, il m'a paru intéressant de se pencher sur leurs fourneaux et d'en profiter pour décortiquer ce phénomène.

Depuis un certain temps, voire quelques années, fleurissent les émissions télévisuelles et les articles/blogs sur la cuisine afin de montrer comment être fashion avec une toque et un tablier.

Dans ces interludes culinaires, on vous apprend à préparer des plats plus audacieux les uns que les autres pour épater la galerie.

Notre cher président devrait être aux anges, en voilà un domaine inutilement compétitif...

Oui !!! J'ai un énorme problème avec la compétition (ou compétitivité, appelez cela comme vous voudrez) mais j'ai des circonstances atténuantes : je suis Aïkidoka/Iaïdoka.

 

 

Soit, arrêtons les mauvaises langues...

Pourquoi ne pas faire comme tout le monde et proposer une recette de mon cru ?!

Alors le hérisson que je suis a décidé de mettre les pattes à la pâte et de vous expliquer comment vous concocter un bon repas peu onéreux en moins de 15 minutes.

 

Prenez une feuille, un crayon, et note z.

 

 

=> Vous prenez une casserole de taille moyenne.

=> Vous y versez de l'eau jsuqu'à la moitié environ que vous assaisonnez de sel et d'une pointe d'huile d'olive.

=> Vous faites revenir l'eau et quand elle sera en ébullition, vous y incorporerez les nouilles.

=> Surveillez bien la cuisson de l'eau, qu'elle n'ait pas un arrière goût de brûlé.

=> Une fois que l'eau sera bien absorbée par les nouilles, vous pouvez retirer l'excédent en utilisant une passoire.

=> Vous pourrez agrémenter le plat avec un peu de beurre ou de sauce tomate industrielle.

 

Voilà.

Le tour est joué, c'est prêt. :)

Vous pouvez faire la même chose avec du riz.

 

 

 

Tout ça pour dire qu'il est bien joli de faire rêver en exposant des concours où les candidats se déchainent dans leurs cuisines, armés d'ingrédients divers et de fours à la pointe de la technologie mais comment les gens normaux arrivent à s'identifier au travers de ces programmes qui prônent souvent une cuisine faussement simple et accessible ?

Mettons à part les supports plus artistiques, innovants ou humoristiques.

 

Rien que les ingrédients doivent valoir un mois de salaire pour la classe moyenne.

Je ne parle pas encore du matériel utilisé... Des robots qui râpent, découpent, mixent, montent les blancs d'oeufs en neige... Bientôt, ils faxeront en plus le gâteau du goûter encore chaud aux enfants directement à l'école.


 

Est-ce que vous vous êtes déjà imaginé, rentrant de votre journée de travail ou de recherche de travail, famille à charge ou chats à charge, installer un chronomètre : "allez, je me donne 1h30 pour préparer un repas gastronomique !" ? \o/

Soyez honnêtes... Vous êtes comme moi, devant votre frigo en vous demandant ce que vous allez bien pouvoir faire avec une tranche de poulet (parce que ça change du jambon et c'est moins cher), deux tomates, un fromage blanc et une compote de pomme en morceaux. Woah ! Deux oeufs, ce soir c'est omelette ! 

Certains diraient avec sarcasme qu'il faudrait faire les courses et ils n'auraient pas tort.

D'ailleurs, si ces mêmes personnes pouvaient me donner les fonds nécessaires pour remplir mon frigo, je leur témoignerai toute ma gratitude...

 

La question de l'identification est donc pertinente : ce n'est plus du rêve que les médias nous vendent, c'est un fantasme.

 

Toutefois, j'avoue être un tantinet de mauvaise foi dans cette affaire.

Il s'avère que je ne suis pas comme les gens "normaux" en la matière  : il me manque pratiquement deux sens.

Ayant un palais greffé et pas d'odorat, je n'ai donc que très peu de goût ne pouvant distinguer grossièrement que le sucré du salé et les textures des aliments. Dans ces conditions, vous comprendrez aisément que je ne puisse dissocier la terrine de lapin de la patée en terrine pour chat. 

 

Et comme tout célibataire qui se respecte : je me désaltère et me nourris directement à la source soit à la bouteille et dans le plat, le tout en me cultivant devant l'écran (habitude prise des années étudiantes lorsque la salle à manger et les cuisines étaient dans la même pièce que la chambrée) et n'ai point peur d'user de mes doigts fins pour pousser délicatement les aliments sur ma fourchette (procédé moins dispendieux que l'usage du pain).


Quant à recevoir chez soi comme on recevrait Madame la Marquise, je ne saurais l'affirmer à votre place mais je ne suis pas partisane d'un repas guindé bon chic bon genre entre amis. Que le repas soit mangeable et plus si affinités, certes, mais qu'il soit servi comme dans une réception d'ambassade, il y a des mondes à ne pas franchir afin de ne pas tomber dans un ridicule absurde.  

Sauf si vos amis sont des ambassadeurs auquel cas, au temps pour moi... "Nous n'avons pas les mêmes "valeurs"." :p


Quitte à être entre amis autour d'un repas, l'important est que l'instant soit convivial.

Le reste n'est que détail et sans grande importance finalement.

 

 

 

By Kypic

 

 

 

La phrase de la fin par Michel Eyquem de Montaigne :

" Je dis qu'il ne faut pas tant regarder ce qu'on mange qu'avec qui on mange... Il n'est point de si doux apprêts, pour moi, ni de sauce si appétissante, que celle qui se tire de la société."

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 15:25

Quand les adultes ne font pas mieux que des petits morveux de 4 ans et demi...

 

Aujourd'hui,  j'ai surpris une conversation entre les serveuses de la cantine à mon égard qui aurait du être à mon insu mais qui s'est révélée être finalement au leur.

Cette situation me rappelle étrangement un événement survenu courant novembre 2011. Après une intervention chirurgicale, je me réveillai avec la désagréable sensation d'avoir quelque chose dans l'oeil (j'en ai déjà parlé dans ce billet). Au bout de quelques heures dans cet état, un homme fut interpelé pour s'occuper de mon cas - je ne saurais dire s'il était infirmier ou chirurgien, j'étais devenue temporairement borgne avec impossibilité d'ouvrir un seul de mes yeux (donc aveugle au final) - et fit une remarque à voix basse pour que je ne puisse pas comprendre. Néanmoins, le ton de la remarque et le ricanement stupide qui suivit ne me laissèrent aucun doute sur la nature de la boutade : moi.

"Est-ce que vous savez que je ne peux peut-être pas vous voir, par contre, je vous entends très bien ?"

Hélas, je ne pouvais effectivement pas le voir, aurais-je apprécié admirer son faciès après lui avoir signifié qu'en revanche, mon ouïe ne me faisait pas défaut... Je me console avec le ton de son excuse qui en disait long : je l'avais remis à sa place.

 

 

Revenons donc à nos dames de cantine...

Ce midi, nous avons eu un problème de nombre d'enfants ne relevant pourtant pas de ma responsabilité : sur la feuille de pointage, j'en avais cinq de moins que dans la cantine...

J'ai indiqué avec amusement ma préférence que ce soit dans ce sens là puisque en avoir plus (mais ils sont à qui ceux-là ?) vaut mieux que d'en avoir moins ce qui aurait voulu dire que j'en avais perdu en route (et là, c'est problématique... je ne me suis pas renseignée sur le pourcentage de perte autorisé).


Cependant, autant j'avoue avoir des lacunes sur le comptage (j'ai eu 6/20 coeff 8 en mathématiques pour mon bac scientifique - heureusement, j'étais très douée en sciences), autant j'ai une excellente ouïe...

Je les ai surprises en train de se moquer de cette affaire et à fortiori du hérisson derrière ses pics... C'est dangereux.

Je passe leur impolitesse. On demande aux enfants de dire "bonjour", "au revoir", "s'il te plait" et "merci", certains adultes devraient vraisemblablement en prendre de la graine.

 

Je me ferai ainsi un plaisir, jeudi, d'annoncer un nombre aléatoirement faux et, avec humour, leur préciser que c'est pour alimenter leurs conversations du midi.

Je serais véritablement déçue de ne pas être au coeur de leurs grands débats.

 

Et comme l'auraient dit mes petits morveux (que j'affectionne) : nananère !


By Kypic

 

La phrase de la fin par Nasser Djemaï :

"On ne peut bien se moquer que dans le respect."

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:45

Il est des choses dans la vie qui sont plus fortes que vous.


Pour moi, l'une de ces choses est Mushishi.

C'est une animation japonaise d'une vingtaine d'épisodes, originale et agréable (pour ce que j'en ai vu soit les cinq premières minutes) jouissant d'une réputation très positive parmi les otaku.

L'histoire est unique, le dessin fin, l'animation fluide et la bande son envoutante. C'est d'ailleurs le problème...


Je vous en vante les mérites mais avoue par la même occasion que je n'en ai encore rien vu, vous avez donc le droit de vous poser la question de la légitimité de mon affirmation. Voici donc l'explication :

Je n'en vois que cinq minutes à chaque fois parce que ce sont les cinq premières minutes du premier épisode. Je les connais par coeur à force de persévérer. Seulement, il y a cet opening maudit qui introduit la série...

 

The Sore Feet Song.

 

 


 

Un chef d'oeuvre qui m'empêche de poursuivre l'épisode, m'oblige à le réécouter à l'infini mais qui a l'avantage de me faire sourire et de me donner un peu de joie avec simplicité.

Allez donc savoir pourquoi...


 

Un jour peut-être arriverais-je à regarder cette série.

Cependant, j'espère que ce ne sera pas au détriment de mon inlassable émerveillement face à ce petit air rempli d'innocence.

 

 

By Kypic

 

 

 

"I walked ten thousand miles, ten thousand miles, to see you

[...]

I'm tired and I'm weak, but I'm strong for you

I wanna go home, but my love gets me through."


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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:57

Amusant de constater à quel point les gens peuvent croire détenir la vérité sur beaucoup de choses qui ne les concernent pas...

 

Ma bible en matière de littérature se trouve être "L'Homme qui voulait être heureux" d'un certain Laurent GOUNELLE. Ce roman autobiographique relate l'aventure d'un touriste sans objectif particulier qui, au travers d'une rencontre spirituelle, se découvrira comme il est et s'ouvrira aux autres pour ce qu'ils sont.

Et si la lecture vous rebute, je vous conseillerai par ailleurs d'écouter, de décortiquer et de bien réfléchir sur le titre The Answer de Bad Religion qui explique très bien mon point de vue sur la question de vérité absolue.

 

 

Un exemple récent où un jeunôt fraichement sorti d'études de psychologie s'est invité dans ma vie, le tout en ne se privant pas de me faire une morale magistralement déplacée.

Il se sent concerné par mon état de santé et ma façon de le gérer. Peut-être parce qu'il a vécu une situation difficile et similaire - ai-je pu entendre qu'il eût perdu un pouce lors d'un accident de travail finalement regreffé - mais ce n'est que plus tard dans la conversation que l'idée d'être son patient cobaye me traversa l'esprit.

Soit, je suis toujours prête à recevoir des conseils et parfois une oreille attentive. Mais ni l'un ni l'autre n'était présent.

A la place, j'ai eu à faire à un psychologiste en devenir testant ses techniques et sa théorie sur ma personne.

Il part donc avec pour seule information : j'ai eu un accident qui m'a laissé une épaule blessée sans en savoir ni la gravité ni les complexes rouages qui m'amènent où je suis aujourd'hui et ne cherchera pas à en savoir plus. Les affirmations diffamantes qui en suivirent m'hérissèrent le poil.

 

 

C'est dans ce genre de contexte que les quiproquos malheureux, les interprétations hasardeuses et les calomnies odieuses peuvent se repaître de l'ignorance souvent volontaire car paresseuse engendrant des accusations douloureuses et erronées.

Ce bouquin, simple d'accès pour les néophites de la grande littérature alambiquée des Nietzsche et autres philosophes, propose une piste intéressante de réflexion qui est celle de ne pas juger les croyances des autres (quelles que soient ces croyances) mais qu'il faut s'évertuer à les comprendre, au moins à les entendre, car elles sont le fruit de leurs expériences. Et nul ne peut juger l'expérience pour ce qu'elle est et ce qu'elle apporte.

 

Une autre réflexion aussi forte de sens est qu'il existe multiples facettes d'une seule personne.

Il y a la personne comme elle veut être.

Il y a la personne comme elle croit être.

Il y a la personne comme elle est vue.

Toutes ces personnes réunies dans un seul et même corps s'entrecroisent et forment la personne comme elle est.

 

Les gens, pour la plupart, voient ce que nous croyons être et nous renvoient cette image avec leur propre croyance que ce qu'ils voient est ce qui est. 

Mais notre propre croyance de ce que nous sommes est renforcée par ce que les autres nous renvoient et croient à leur tour comme un éternel ouroboros.

Libre à nous de casser l'une ou l'autre, notre croyance sur qui nous sommes ou celle des autres sur qui nous croyons être. Car une fois libérés du jugement de ces croyances, peut-être nous arriverons à nous voir tels que nous sommes.

 

Ainsi, personne (pas même moi) ne pensera plus que je suis. Je serai.

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Emmanuel Kant : 

"Croyance : milieu entre l'opinion et le savoir."

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 18:34

Oui, ça fait un moment que je n'ai pas posté.

Non, je n'ai pas oublié que j'avais ouvert un blog.

 

Je suis juste en train d'errer à New Vegas dans les vastes terres dévastées du Mojave sur un doux air de country, à manger du steak de grandes cornes et de brahamines et à chasser (ou me faire chasser - des fois, la ligne est mince enrte la proie et le prédateur) des geckos, des radscorpions et des griffemorts.

Je suis un redoutable sniper et un adroit cow-boy mercenaire ; mes talents sont d'ailleurs reconnus, certains de mes assaillans prennent désormais la fuite (je n'en suis pas encore à faire fuir les griffemorts comme un camarade maigrichon se promenant avec sa super masse chopée chez les Nocturnes mais quelques Crocs ont déguerpi après avoir vu mon magnum mystérieux dont la musique qui se joue à chaque dégainage me fait jubiler). Je suis aussi un fin orateur et marchande tout ce que je trouve ce qui me permet de ne jamais être à découvert de capsules.

 Dans cette contrée imaginaire futuristiquement post-apocalyptique de l'univers Playstation3, je suis une légende et de par mes actions, je suis adulée par tous les personnages fictifs.

 

 

Et aujourd'hui, je redescends assez brutalement sur terre avec sa dure réalité (parfois, il le faut).

Je ne suis pas une légende (quoique, à bien y réfléchir, je le pourrai :D ), mais surtout, je ne mange pas de steak de grandes cornes, d'ailleurs, je ne mange pas de steak tout court : mon compte en banque me l'interdit.

 

Entre vie sociale et vie de geek, je me demande parfois où je vis et où je vais.

 

La suite dans le prochain post qui ne devrait pas tarder...

 

 

By Kypic

 

 

La phrase de la fin par Guillaume Apollinaire :

" Je chante la joie d'errer et le plaisir d'en mourir"

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 13:04

Je suis une samuraï des temps modernes. 

Non, ce n'est pas une plaisanterie, je pratique l'art japonais de dégainer et de couper en une seule fois d'un geste gracieux et juste nommé Iaido (que je présenterai ultérieurement) et possède un katana, la continuité de mon âme.

Et comme tout samuraï qui se respecte, j'ai un code de l'honneur ainsi je n'ai qu'une seule parole.

  

  

Et pour vous le prouver, en voici l'exemple le plus approprié :

Lors d'une séance de balnéothérapie, je croise plusieurs fois un très jeune padawan fan de Star Wars et des Jedi. Les kinésithérapeutes, pour l'impressionner, lui indiquent que je suis une samuraï avec un vrai sabre. Un Jedi des temps anciens en somme.

Alors, un jour où je suis venue en tenue d'Aïkido (hakama notamment) ayant un cours enfant juste après la séance de kinésithérapie, je lui dis que je lui montrerais donc mon sabre.

Hélas, il part une demi heure avant moi et ne pouvant quitter le bassin, je lui promets de revenir la prochaine fois qu'il a une séance rien que pour lui montrer ma lame. 

Une semaine plus tard, je débarque, sabre en main. La secrétaire et la maman du petit garçon pensent que je viens pour une séance mais non, j'étais venue rien que pour lui.

Sa mère lui a d'ailleurs signifié la rareté des personnes qui tiennent leurs promesses, surtout quand il n'y a pas d'intérêt particulier derrière.

Il est vrai que j'aurai pu ne pas venir, rien ne m'y obligeait. Rien, sauf ma parole car je n'en ai qu'une.

 

 

Aujourd'hui, les mots n'ont plus d'impact puisqu'ils n'ont plus d'importance et sont utilisés à mauvais escient : on attache plus de crédit à un statut qu'à une attitude. Et les promesses deviennent chétives, les gens se cachent derrière des garanties et la déresponsabilité.

"Si je tiens ma promesse alors je suis quelqu'un de bien donc soyez reconnaissants. Si je ne la tiens pas, alors ce n'est pas de ma faute donc soyez indulgents."

Croyez bien que lorsque je ne peux tenir ma parole - peu importe la raison - cela me déshonore et aucune indulgence ne peut être admise car au fond de mon âme, j'ai trahi ce que je suis : quelqu'un d'honorable et de respectable.

 

Par conséquent, je me lève, et quand je prends enfin la parole, mes mots se doivent d'être autant d'or que mon silence.

 

 

By Kypic.

 

 

Et à ceux qui citeraient "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent", je leur répondrais avec la phrase de la fin par René Char :

"Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t'es promis à toi seul."

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 03:57

Crushed for the very first time...

  

Ma première fois fut avec une Fiat Panda noire.

Et non, je ne vous parlerai pas de ma vie sexuelle, on ne se connait pas assez pour ça. :p

 

 

Je ne suis donc pas vierge d'accidents de la circulation,  j'ai déjà été maintes fois éconduite.



Lors de ma première rencontre je circulais tranquilement à droite quand cette voiture m'a doublée. Jusque là, rien d'anormal.

Sauf qu'elle m'a doublée pour piler devant moi et tourner dans la rue sur sa gauche. Je veux bien croire qu'il faut rester maître de son véhicule mais lorsqu'on vous double pour s'arrêter net devant vous afin de tourner, soit c'est du mépris total, soit c'est du foutage de gueule. Dans tout les cas, cela dénote d'une bétise profonde et d'un irrespect remarquable, en mettant de côté l'imprudence potentiellement préjudiciable.

La conséquence ?  Je n'avais pas d'ABS sur mon fidèle et noble destrier et le trottoir n'était pas une solution envisageable (pas assez large, des poteaux tous les mètres et trop haut en situation d'urgence). Je n'ai donc eu d'autres alternatives que de percuter l'arrière de la voiture - j'ai ^tout de même tenté de freiner mais ce fut en vain - et suis passée par dessus en ayant pris soin de calquer ma machoire sur la lunette arrière au passage.

Même pas une égratignure, juste la machoire un peu endolorie - quand je dis que je suis solide - le plus grave était un égo froissé.

Croyez-vous que l'automobiliste se serait préoccupé du hérisson à qui il a fait une magnifique queue de poisson ? Un cycliste qui percute sa voiture, ça ne passe pas inaperçu. Que nenni ! Il a continué son chemin comme si de rien n'était.



 

La deuxième fois c'était avec une Citroën Xsara Picasso gris clair. J'étais dans un rond-point et appliquais le code de la route à savoir si je ne tourne pas à la première sortie, je reste sur l'intérieur du rond-point.

Beaucoup d'automobilistes râlent à propos de cette façon de faire qui est pourtant juste... mais ce n'est pas qu'une question de les emmerder (bien que l'idée soit jouissive quand on est cycliste chevronné et qu'on évite des dizaines de fois l'accident à chaque parcours), c'est surtout une question de sécurité : cela évite que les automobilistes se disent à tort qu'ils peuvent tourner et couper la route du cycliste qui lui, ne tourne pas obligatoirement.

Bref, revenons à nos vélos ! Jétais donc sur le rond-point quant la voiture, cette fois-ci conduite par une femme, entre  sur le carrefour giratoire sans m'avoir vu - en revanche, j'avais bien remarqué qu'elle ne m'avait pas vu. Heureusement d'ailleurs et du fait que j'étais à l'intérieur, j'ai pu éviter la collision frontale en prenant la même trajectoire que la voiture.

Verdict : plus de peur que de mal (soit trois fois rien) et une superbe erraflure sur tout le côté gauche du véhicule. Et elle, elle s'est arrêtée, complètement désolée.





La troisième "tentative d'homicide involontaire" ( ;p ) a été exécutée par une Ford Fiesta rouge. Je circulais sur les - à l'époque - trop peu nombreuses voies cyclables alors que les voitures étaient, elles, à l'arrêt. Or, d'après le code de la route, une voie cyclable, c'est une voie comme les autres et comme elle se trouve sur la droite, elle est donc "prioritaire" (vous allez comprendre pourquoi je dis ça). Une automobiliste - oui, encore une femme mais ne prenez pas de conclusions hatives - excédée et aigrie (ça, c'est totalement subjectif et gratuit mais j'assume) décide de contrer le bouchon en emprûntant l'entrée de parking sur sa droite sans mettre de clignotant ni prendre la peine de vérifier ce qui pouvait se passer. Manque de chance, j'arrivais à ce moment là. J'ai donc percuté sa portière de face.

J'en viens à mon explication : un vélo a le droit de doubler sur la droite s'il est sur une piste/bande cyclable - ce qui n'exclu pas la vigilance de la part du cycliste, j'en conviens - et de ce fait, les véhicules circulant à sa gauche lui doivent la priorité lorsqu'ils veulent tourner à droite puisqu'ils lui coupent la route.

Encore une fois, aucun dégât à déplorer de mon côté puisque je ne roulais pas vite du fait du manque de visibilité justement et encore un magnifique trophé laissé sur la portière. Et celui-là, je ne le regrette pas aux vues du comportement de l'automobiliste qui m'a incendiée alors qu'elle était complètement en tort.

 



Le quatrième est un peu spécial. Une Renault 5 rouge passé avait très mal calculé son démarrage... J'étais dans un rond-point que je connais bien et qui présente de gros risques puisque les automoblisites ont pris la mauvaise habitude de ne pas céder le passage à gauche. J'étais donc extrêmement prudente et vérifiais toujours que les automobilistes m'aient vue avant de poursuivre. Cette fois-là, après vérification que le véhicule me laisse passer et après qu'un taxi circulant sur la voie BUS (c'est interdit au passage s'il n'est pas spécifié bus ET taxi) m'ait effectivement grillé la priorité, je m'engage vers la sortie. Sauf que d'un seul coup, j'ai senti ma roue arrière être complètement déviée et ai manqué de me vautrer... Le gars venait de percuter ma roue arrière et était parti sans demander son reste.

Bilan : une roue à changer.



 

Quant au dernier : il m'a laissée sur le carreau, vous êtes désormais au courant de l'histoire. Je circulais tranquilement à ma vitesse de croisière soit 45 km/h en descente quand une Renault Twingo vert d'eau dégueulasse (c'est quand même très moche comme couleur, non ?!) arrivant en face, a tourné d'un seul coup sans prévenir devant moi, me coupant la route et me laissant aucun choix si ce n'est celui de me démolir l'épaule sur sa portière passager  avant en tentant vainement d'adapter ma trajectoire à la sienne.

Il est intéressant de noter que cet homme habitait à une centaine de mètres du lieu de l'accident et que c'était le jour de son anniversaire...



 

 

Dix ans de pilotage intensif à raison de 7 500 km parcouru par an, il était peu probable qu'il n'y ait jamais aucun accrochage surtout quand on constate les trop nombreux comportements dangereux des automobilistes (souvent inconscients, c'est ça le pire) entre les ouvertures intempestives de portière, les clignotants en option, les dépassements ras du guidon, les "j'ai le temps" ou "je m'octroie le droit" (non, vous ne l'avez pas et vous ne le pouvez pas !) ou tout bêtement l'inattention qui peut coûter très cher...

J'avoue cependant - de par mon expérience de piéton-cycliste-automobiliste - que beaucoup de gens qui font du vélo (que j'appelle les cyclistes du dimanche d'ailleurs) sont totalement inconscients eux aussi : feu rouge grillé dans des carrefours très dangereux, dépassements à vive allure sur la droite quand il n'y a pas de place ni de piste cyclable, aucune lumière la nuit, etc. Autant de comportements à risque qui ternissent l'image des vrais cyclistes - dont je fais partie - qui savent que la route n'est pas leur fief mais un terrain de partage et potentiellement fatal.



 

Comme le dirait la sécurité routière : nous sommes tous responsables alors n'oublions pas que nous ne sommes pas  seuls à cramer notre gomme sur le bitume.

 

 

By Kypic

 

 

 

La phrase encore détournée de la fin par Alphonse Allais :

"Faut-il que les hommes soient bêtes de fabriquer des machines pour se tuer... Comme si on ne claquait pas assez vite tout seul !

 

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