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  • : L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
  • L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
  • : La bataille faisait rage. L'ennemi, fourbe et vicieux, frappait sans relâche usant toutes les ruses qu'il connaissait mais le vaillant hérisson n'avait pas encore rendu son dernier souffle.
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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 22:23

Certains ont peut-être entendu ou lu un fait divers parmi tant d'autres, celui du drame de la Roseraie à Angers où deux jeunes passants ont été percutés violemment (et je pèse mes mots) par un automobiliste dont le pied devait être trop lourd pour circuler à la vitesse règlementaire.

Pourquoi ce billet ? Pourquoi ce fait divers ? Vous demanderiez-vous à juste titre.

Non, je ne connais aucune des deux victimes et bien qu'il puisse y avoir quelques vagues similitudes avec ma propre bataille sur les champs routier et judiciaire, qui plus est dans ce même fief, ce n'est en réalité pas du tout le sujet.

 

Il s'avère que, par grand hasard, ce malheureux événement se déroula sur une intersection que j’emprunte suffisamment fréquemment (tous les jours ou presque, sauf le samedi parce que c'est le jour du marché - aucun rapport) pour en être un témoin indirect.

Carrefour Ô combien dangereux puisqu'il comporte quatre voies laissant le désir "brûlant" aux Paul Walker (dois-je signifier la grande ironie quant à la traduction de son nom de famille ?) de se croire sur un rallye ainsi que des feux pour les piétons qui ne laissent pas le temps aux grand-mères de traverser ne serait-ce que la moitié du passage. J'ai par ailleurs calculé un jour : en partant dès que le feu devient vert et en pressant un tantinet le pas, j'arrive au trois quart de la route quand il passe au rouge. Le tout en restant vigilant à ce que les véhicules souhaitant tourner de mon côté ne me roulent pas dessus non plus... Car les gens ont des tendances à penser - à tort - que dès que survient le vert, plus aucun obstacle n'est autorisé ni ne peut entraver leur chemin.

 

Ceci est valable pour tout usager de la route.

Étant piéton, cycliste et automobiliste, je sais beaucoup de choses que les uns ne savent pas des autres : des cyclistes se croyant seuls sur la route, des piétons traversant sans crier gare et des automobilistes pensant qu'ils auront le temps même à vive allure... Le temps de réagir, de freiner, de s'arrêter, de passer, de rebrousser chemin... Non, ni les premiers, ni les seconds et encore moins les derniers n'ont ce fameux temps.

Je fus prise à partie par - me semble-t-il - l'un des passagers du véhicule meurtrier lorsque j'arrivai sur les lieux de l'accident, quelques instants après le dit, quant les secours s'affairaient auprès des deux corps épparpillés et étendus sur la sphalte. Celui-ci essayait de me rallier à sa cause prétextant que les deux adolescents avaient traversé le passage alors que le feu piéton était rouge...

- "D'accord, il roulait vite, mais ils n'avaient pas à traverser non plus !"

Voilà l'argument qu'il répétait à qui voulait l'entendre et le comprendre... Ma réponse fut simple, je n'y étais pas au moment des faits et ne peux que dire à quel point cet endroit est source de dangers pour ceux qui le croisent.

 

Sur les chemins de traverse, il n'y a qu'un seul principe qui vaille pour tous, y compris ceux dont le feu est vert : soyez vigilants à chaque instant.

 

Ceci n'est pas un message de la Sécurité Routière, mais nous sommes quand même tous responsables.

J'ai l'impression de l'avoir déjà faite, celle-là...

 

Ce soir-là, je rentrai dans mon terrier avec une image et une pensée qui me restaient gravées en tête : celle d'une bottine noire esseulée au milieu de la chaussée, bien trop loin de sa désormais défunte propriétaire et d'imaginer la violence qu'il a fallu pour lui arracher cette chaussure de son pied.

J'avais espéré pour elle qu'elle fusse comme Cendrillon et qu'à la fin de l'histoire, elle retrouvât son bottillon. Hélas, son récit s'est transformé en celui de la Belle au bois dormant, piquée par la Rose d'Angers. Seulement, cette fois, le "charmant" chauffard ne pourrait la réveiller...

 

 

By Kypic

 

La phrase de la fin par Théodore de Banville :

"Larges roses de feu, comme on en voit en rêve - et par le fier carmin, d'un sourire enchanté, - ressemble à du sang frais sur le tranchant d'un glaive."

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