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  • : L'épopée du valeureux Hérisson Boiteux
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  • : La bataille faisait rage. L'ennemi, fourbe et vicieux, frappait sans relâche usant toutes les ruses qu'il connaissait mais le vaillant hérisson n'avait pas encore rendu son dernier souffle.
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:02

Vous n'êtes pas sans savoir que la Fin du monde est prévue par des illuminatis, amplifiée par certains médias peu scrupuleux et enchérie par les ignares crédules pour le 21 décembre de cette année.

Et si vous ne l'êtes pas, alors bienheureux est le simple d'esprit. (N'y voyez pas une connotation péjorative dans cet adjectif qualificatif, bien au contraire.)

 

Outre les prévisions erronées, interprétées et réinterprétées de la fin d’un calendrier Maya – calendrier ayant déjà pris fin quatre fois et qui correspond au cycle long de 5 125 années en corrélation avec le cycle de précession se déroulant sur 26 000 ans (soit 5 cycles longs du calendrier Maya) – nous assistons à une effervescence de théories plus farfelues les unes que les autres sur, non pas la fin du monde car finalement tout le monde se contrefiche dudit, mais l’extinction de l’espèce humaine et à fortiori de sa propre mort pourtant inexorable que ce soit avant, pendant ou après le solstice d’hiver 2012, indépendamment de toutes fins des temps à venir.

 

Si je rédige cet article, c’est avant tout pour la raison suivante : hier, après être rentrée de mon entrainement quasi quotidien de ma discipline martiale, je m’informais sur l’état (pitoyable) du monde et malgré moi –alors que j’évite le sujet soigneusement depuis des mois par lassitude ou exaspération de l’incompétence, de la dramatisation et du profit douteux de certaines émissions télévisuelles à cet égard – je tombais sur le débat du soir qui s’intitulait « 10 jours avant la fin du monde ? ». Notez tout de même l’usage du point d’interrogation laissant une porte ouverte à la possibilité de penser que toute cette agitation n’est que pure fumisterie.

 

Ce qui attira mon attention n’est pas la fin du monde en elle-même. En réalité, je ne sais pas si je dois y croire ou pas et à vrai dire je n’ai pas l’envie de le savoir puisque j’estime qu’il existe des choses demeurant encore mystérieuses et obscures, l’apocalypse et la fin des temps en font partie. Elle adviendra un jour, puissé-je en être affranchie.

Non ! Mon intérêt se porta d’une manière tout à fait personnelle sur le magazine Science et Avenir dont le numéro de décembre dévoile sans surprise l’existence de trous noirs errants… (J’ai une fascination sans limite pour l’astronomie et l’harmonie de l’univers) En revanche, ce qui m’interpela au point de me choquer fut sa couverture faussement et inutilement alarmiste représentant la Terre avalée par ce phénomène astronomique effrayant dont les effets sont toujours inconnus – une autre « chose » mystérieuse et obscure (sans faire de mauvais jeu de mot).

 


Alors que les scientifiques ont découvert qu’un trou noir super massif a été éjecté de sa galaxie à une vitesse inimaginable pour l’esprit humain, les médias s’emparent de cette information pour alimenter une peur collective ancestrale plus que présente à l’heure actuelle (et pour cause) en ne mettant pas l’accent sur le fait que certes, ce trou noir peut être une menace à priori pour notre planète mais surtout pour notre galaxie et en modifier complètement son visage. Néanmoins et pour se faire, même si notre bête noire se déplace extrêmement vite n’oublions pas la relativité ! Si l’objet se déplace à plusieurs millions de km/h mais qu’il est situé à plusieurs milliers d’années lumière (soit très très très très très très trèèèèèèèèès loin) il lui faudra ces mêmes plusieurs milliers d’années - voire plus puisqu’il ne se déplace pas à la vitesse de la lumière - pour arriver jusqu’à nous. (encore faut-il que nous soyons dans son passage)

Désolée de briser les espoirs de certains : nous ne serons pas dans le sillage d’un aspirateur cosmique la semaine prochaine.

Je vous passe les autres théories qui sont faites dans le même moule : entretien de l'ignorance + information judicieusement tronquée = fantasme collectif.

 


Tout ceci pour dire que ce sujet que je trouvais amusant il y a quelques années (voir ma jeune réflexion de l'époque) commence désormais à m’hérisser le poil tant par l’imbécillité des uns à boire les discours débilitants de la télévision comme parole de prophète que par l’appât du gain des autres qui profitent de la faiblesse d’esprit des premiers pour en faire un buisness morbide sur un fond volontairement, religieusement et scientifiquement mensonger.

Dans un monde de surconsommation, vendre la mort à domicile ne paraît guère fantaisiste ni scandaleux…

 


On en négligerait presque le plus déprimant dans cette histoire. 

Si nous devions vraiment tous mourir vendredi prochain, qui serait fier d'avoir accompli ce qu'il a accompli ? Sûrement pas les promoteurs d'abris anti atomique qui seraient morts riches... La belle affaire ; que ce soit devant Allah, Saint Pierre, ou qui sais-je d'autre, je doute que des liasses de billets ne puissent garantir sa place dans un hypothétique paradis.

Et pour reprendre une curieuse idée d’un compère (bien que peu surprenante puisque c'est également une mode) qui croit dur comme fer à cette fin du monde et qui a fini par statuer que le 21 décembre sera le soulèvement des zombis, je vais citer cet intéressant comics que je lis depuis ses débuts pour en avoir la première édition chez Semic et que je recommande pour son traitement psychologique et implicite de ce qu'est l'humanité : Walking Dead.


« Dans un monde gouverné par les morts, nous sommes obligés de commencer à vivre. »


 


Peu importe quand la mort, compagne discrète, aura décidé de m’emporter - et jusqu’à ce dernier instant - je consacre ma vie à ce qui est important : vivre.

 

 

 

By Kypic

 

 

 

La phrase de la fin par Khao-Suan-Luang (?)* :

"Si l'on m'annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier."

 

* Il m'avait semblé que cette citation provenait de Martin Luther, un moine allemand du 15ème siècle, mais en faisant des recherches sur la toile, j'ai trouvé un tout autre auteur dont je ne connais ni l'origine, ni la biographie. Par cohérence avec le web, je laisse l'auteur qui m'est inconnu, par souci de sincérité et dans le doute, je précise l'autre.

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